jeudi 27 novembre 2014

Impact de la suspension de la livraison du Mistral sur le contrat Rafale avec l'Inde.

On a dit beaucoup de choses sur les conséquences qu'aurait un refus de la France d'honorer son contrat auprès de la Russie. On a en particulier évoqué le risque que les Indiens coupent cours aux négociations dans le cadre du contrat portant sur la vente de 126 avions Rafale à l'Inde pour le montant colossal de 20 milliards de dollars. Trouvant cette affirmation quelque peu péremptoire, et surtout voyant mal les Indiens annuler brusquement ce contrat après 3 ans d'âpres négociations alors qu'une bonne partie de leur flotte aérienne est clouée au sol et que les tensions se font plus vives avec les Chinois, je me suis mis en quête de déclarations ou même d'allusions d'officiels indiens qui pourraient corroborer ces craintes.

Les sources.

En recherchant avec Google les mots clef Mistral Russia France Rafale contract India on obtient comme premier résultat un article du site "Russia & India Report" paru le 05/09/14, où l'on nous dit en effet que la France risque de perdre son contrat avec l'Inde au cas où elle refuserait de livrer les navires à la Russie.

En passant en revue les autres résultats, on tombe sur un article de JP Basquiast du 23/08/14 sur le site Médiapart, (article repris sur le site prorusse saker) qui parle aussi du risque que cela ferait courir pour "l'avenir concret des futurs rapprochement euroBRICS que nous recommandons ici qui serait compromis. Comment dans de telles perspectives les pays du BRICS pourraient-ils faire à l'avenir confiance tant à la France qu'à l'Allemagne et autres Etats européens, si ceux-ci sont de simples pions manipulés par les Etats-Unis pour faire échouer de tels rapprochements". D'après des "sources non officielles", qu'il omet de nommer, "les Indiens repousseraient la signature MMRCA jusqu'à la livraison des Mistral pour juger du degré d'autonomie de la France vis-à-vis de l'Amérique". Soit. Mais toujours pas de source officielle pour corroborer tout cela.

On remarquera au passage que la seule source officielle, et qui n'est pas mentionnée dans l'article, se trouve dans l'article du Times of India auquel il est fait référence. On y apprend que d'après des "sources du Ministère de l'Intérieur", les "négociations commerciales pourraient se conclure dans les 3 mois". On remarque aussi que l'article en question ne fait aucune mention du Mistral, ni d'un quelconque délai posé à la signature du contrat, mais insiste au contraire sur la nécessité pour l'Inde qu'il soit conclu au plus vite.

L'agence de presse gouvernementale russe ITAR-TASS, diagnostique l'impact négatif d'un refus sur les relations avec l'Inde sur la foi de l'expert Joseph Henrotin qui nous explique que l'Inde prendrait très mal qu'un pareil affront fût fait à son indéfectible allié : la Russie.

On trouve ensuite divers blogs indiens et pakistanais, qui reprennent d'ailleurs l'article de Russia & India Report, mais aussi le site dedefensa.org du très verbeux Philippe Grasset (article repris par le site europesolidaire site où intervient aussi Basquiast et qui renvoye vers le site du saker), site dedefensa qui reprend aussi l'article de Basquiat, le monde est petit... (pour l'anecdote son article est repris sur le site de la section Bassin d'Arcachon et Val de l'Eyre du Parti Communiste ...)

Le lien entre la livraison des Mistral et le contrat du Rafale est aussi évoquée par P de Villiers dans cette interview.

Le site américain defensenews.com évoque aussi cette affaire dans cet article. L'article cite Philippe Folliot, député centriste du Tarn et Secrétaire de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale. Il déplore la perte de crédibilité diplomatique de la France (voir sur son blog), et le risque de perdre les contrats en cours de négociation avec l'Inde et l'Arabie Saoudite sans se justifier davantage. Remarquons au passage qu'il serait curieux que l'AS prenne le risque de s'aliéner la France, alors que celle-ci est un des principaux opposants au régime d'Al Assad dont le principal soutien est la Russie. L'article cite aussi des "sources" du Ministère de la Défense indien qui, elles, affirment qu'il n'y a aucun lien entre les deux affaires.

mercredi 26 novembre 2014

Le Kremlin interdit aux partis politiques russes de se financer depuis l'étranger.

Quelques jours après que le FN a révélé qu'il avait reçu un prêt d'une banque russe pour assurer son financement, VVP votait une loi interdisant aux partis politiques russes de faire de même...

La Russie interdit de financer ses partis politiques depuis l'étranger.

"Le président russe Vladimir Poutine a promulgué lundi une loi interdisant de financer les partis politiques russes de l'étranger, rapporte mardi le site des informations juridiques officielles russes.

Adoptée par le parlement russe le 19 novembre dernier, la loi interdit aux partis politiques d'effectuer des transactions financières avec les États, entités et individus étrangers, les apatrides, les organisations et mouvements internationaux, les ONG ayant le statut d'agent étranger, ainsi qu'avec les entités russes dont le capital est détenu à plus de 30% par des étrangers."



Marine Le Pen justifie le prêt russe du FN.


"Le Front national a bien contracté un prêt de 9 millions d’euros auprès d’une banque russe. Marine Le Pen a confirmé au Monde l’information révélée par Médiapart, samedi 22 novembre. Ce contrat a été souscrit en septembre auprès de la First Czech Russian Bank (FCRB), un établissement créé en République Tchèque en 1996, à l’initiative du gouvernement de l’époque. Elle a désormais son siège à Moscou."

Source.

Article de 2009 sur les liens entre la FCRB et les services secrets russes.

dimanche 23 novembre 2014

Henry Purcell - O dive custos


L´Affaire des missiles Exocet.


L'Holodomor Kazakh.

Au moment où les Ukrainiens se recueillent en la mémoire des millions de victimes des grandes famines organisées par les Soviétiques entre 1932 et 1933, je tenais à rappeler que le peuple kazakh subit un sort semblable quelques années auparavant. Entre 1929 et 1932, 40% de la population kazakhe mourut de faim à la suite de la collectivisation et de la sédentarisation forcées. Lors des cérémonies de commémoration des  80 ans de ce drame, le président Nazarbayev rappelait que "sans cette famine la population kazakh compterait aujourd'hui 40 à 50 millions d'individus".

Monument à la mémoires des victimes de l'Holodomor à Astana.
Je reproduis ici une étude d'Isabelle Ohayon Chargée de recherches CNRS et au Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (CERCEC/EHESS).


Le contexte

La famine qui frappe la république socialiste soviétique autonome (RSSA) du Kazakhstan entre 1930 et 1932 prend place dans l’histoire de la collectivisation en URSS, et plus spécifiquement dans celle de la sédentarisation des Kazakhs engagée localement à la même période. Cette famine compte parmi les plus meurtrières d’URSS. Elle entraîne la disparition d’environ un tiers de la population kazakhe, provoque l’émigration de plusieurs centaines de milliers d’entre eux et affecte irrémédiablement le mode de vie nomade qui caractérisait les habitants des steppes. Au recensement soviétique de 1926, la population de la RSSA du Kazakhstan était de 6,2 millions d’habitants dont environ quatre millions de Kazakhs, le reste étant composé de populations européennes d’implantation coloniale et de minorités autochtones (russe, ukrainienne, polonaise, etc.). Soixante-dix pourcent de la population kazakhe pratiquait l’élevage pastoral nomade et exploitait ainsi de manière extensive les milieux arides, semi-arides et steppiques de cet immense territoire, tandis que l’activité paysanne des autres nationalités était localisée sur les terres arables les plus riches, au nord et au sud-est (région d’Alma-Ata) de la république. L’accélération de l’effort d’industrialisation, que signe le lancement du premier plan quinquennal en avril 1929 lors de la 15e conférence du parti communiste (PC) d’URSS est suivi quelques mois plus tard de la collectivisation des campagnes et de son corollaire répressif, la dékoulakisation. Dans ce dispositif, la RSSA du Kazakhstan occupe une place spécifique pour deux raisons : 1) ses terres céréalières situées dans les régions septentrionales frontalières de la Russie doivent être prioritairement collectivisées ; 2) région « inhospitalière » et très peu densément peuplée, elle constitue une « zone de déplacement spécial », pour les « dékoulakisés », au même titre que l’Oural et la Sibérie. Au plan local, la fin des années 1920 et le lancement de la collectivisation correspondent à la mise en œuvre d’une politique de sédentarisation volontariste qui consiste à inciter les populations nomades les plus fragilisées à s’installer dans des kolkhozes situés sur le pourtour de la zone steppique considérée comme impropre à toute production. Ces nouvelles fermes collectives devaient théoriquement mettre en œuvre une économie agropastorale combinant élevage et cultures. Ce projet, très partiellement mené à bien, constitue le volet central d’un ensemble de mesures de contrôle et de répression de la société nomade kazakhe, telle que la campagne d’élimination des élites nationales dans les appareils politiques ou celle de confiscation des biens des bay (propriétaires de bétail) et de leur déportation qui vise les figures charismatiques de la société rurale. Cette politique devait permettre au pouvoir central de reprendre en main de la RSSA du Kazakhstan qui n’était pas, selon lui, suffisamment soviétisée en 1925 et demeurait sous l’influence de logiques clientélistes et claniques. C’est donc dans un climat politique très tendu que s’organisent les collectes obligatoires de denrées agricoles (céréales et bétail) qui caractérisent la collectivisation des campagnes soviétiques. En 1929, ces mesures prennent le pas sur les mesures de sédentarisation initiées en 1927-1928 qui passent alors au second plan. Les éleveurs nomades kazakhs qui possèdent un cheptel total d’environ 40,5 millions de têtes de bétail sont massivement ponctionnés entre 1929 et 1932 (voir le graphique en annexe) à des fins d’approvisionnement des villes. Parallèlement, les collectes de blé représentent, pour la même période, environ un tiers de la production céréalière de la république, avec un pic en 1930 (un million de tonnes réquisitionné). La combinaison des collectes obligatoires de bétail et de blé constitue ainsi le facteur majeur d’apparition de la famine.

mercredi 19 novembre 2014

Où l'on reparle du vol MH17.

Je suis tombé sur une interview d'un revenant: l'insupportable Philippe de Villiers. Passons vite sur le fait qu'il nous serve les sempiternelles fadaises mongaullo-souverainistes. Il y tient en revanche parfaitement le rôle de petit télégraphiste du Kremlin, en nous ressortant sans vergogne toute la narrative qu'on nous serine depuis des mois : qu'une junte fasciste a pris le pouvoir à Kiev lors d'un coup d'état financé par la CIA, que la Crimée est russe depuis 100 millions d'années, ... etc. Jusqu'au moment où, (vers 12 min dans la vidéo) il évoque le drame du vol MH17 d'une manière des plus cavalières parlant "d'avion qui explose dans le ciel" et qualifiant "de théorie absurde" le fait que des "rebelles pro-russes" aient pu l'abattre. Pour étayer son affirmation, il affirme que le Premier Ministre australien Tony Abbott et Poutine seraient tombés d'accord pour qu'il y ait "enfin" une enquête, sous entendant que le doute existerait encore chez les Australiens sur les auteurs de ce crime et sur leurs commanditaires.

Or une rapide recherche des déclarations des officiels australiens, montre qu'il n'en est rien, bien au contraire. Si Tony Abbott doutait encore de la culpabilité du Kremlin il ne demanderait pas à Vladimir Poutine de présenter des excuses et de suivre le précédent établit par les Américains qui avaient payé des compensations après avoir abattu un avion iranien en 1988. Pendant leur entretien, Abbott affirma que les services secrets australiens détenaient des preuves que "le MH17 avait été détruit par un missile tiré dans l'Est de l'Ukraine grâce à un lanceur venant de Russie, qui y avait été ensuite ramené". Oui, Abbott et Poutine ont bien évoqué la nécessité de mener une "enquête indépendante", mais ce qu'Abbott demandait, était la possibilité pour les enquêteurs d'accéder enfin en toute sécurité au lieu du crash : "je demande que la Russie coopère pleinement à l'enquête internationale en cours". Et ce n'est certainement pas, comme le laisse sous-entendre Villiers, la preuve que non seulement Abbott ne doute pas de la responsabilité du Kremlin, mais qu'il l'accuse d'entraver l'enquête. 


A la veille du G20, Malcolm Turnbull, le Ministre des Communications australien, renouvelait la demande d'excuses à V Poutine : "Il devrait exposer les faits, prendre ses responsabilités, exprimer ses condoléances et présenter ses excuses pour ce drame terrible. [...] Une seule personne sait exactement ce qui s'est passé : c'est Vladimir Poutine".

J'enrage que cet agent d'influence du Kremlin, qui monnaye sa prestation contre l'assurance de faire de bonnes affaires en Russie avec un des oligarques les plus proches de Poutine, ait accès aux médias sans qu'il en soit fait mention. Et ce type se prétend catholique ! Même le site Fdesouche le met à l'honneur en faisant de la pub pour son dernier bouquin. A l'époque des Duclos, Thorez et autres Marchais on savait au moins à quoi s'en tenir.

Apparemment la thèse d'une erreur des "séparatistes" ne semble pas convaincre les Malaisiens qui détiendraient des preuves de l'implication du haut-commandement russe et auraient décidé de porter plainte. Affaire à suivre :

(Voici une enquête apportant des justifications très convaincantes de cette thèse : Why RUSSIA shot down MH17 and not 'local separatists')

mardi 18 novembre 2014

La Chine à la rescousse ?

La Russie, en conséquence des sanctions qui la frappent, ne peut plus emprunter auprès des banques européennes, américaines ou japonaises, elle s'est donc tournée vers la Chine qui est devenue son premier bailleur de fonds. Le 13 octobre dernier la Chine et la Russie signaient 38 accords de coopération économique dans divers domaines allant de la téléphonie à la vente d'armes et en particulier un swap de devises entre le rouble et le yuan d'un montant de 25 milliards de dollars afin de promouvoir le commerce et l'investissement.

Il est bon de rappeler que la PBOC a signé en juin 2014 un accord du même type avec la Swiss National Bank pour un montant identique, en octobre 2013 la PBOC signait avec la BCE un swap de devises pour un montant équivalent à 57 milliards de dollars, en mars dernier la Chine signait le même type d'accord avec la Bundesbank et avec la Bank of England. Le 4 novembre, la Banque du Canada signait aussi une swap line d'un montant de 33 milliards de dollars, quelque jours après que les banques centrales de Chine et du Qatar signaient un protocole d'accord sur la compensation en renminbi à Doha, et s'entendaient pour établir un swap de devise de 5.7 milliards de dollars et d'une autorisation d'achat de 30 milliards de yuan en titres chinois pour les  investisseurs qataris. Ces chiffres permettent de mettre en perspective le niveau de l'implication chinoise en Russie. On se rend bien compte qu'elle ne bénéficie pas d'un traitement de faveur.

Les Chinois se montrent dans l'ensemble très réticents à investir en Russie. Il est certain que les relations passées des deux pays dans le domaine de l'énergie ne les incitent pas à la confiance. Pas plus que la récente confiscation des parts de la compagnie pétrolière Bashneft appartenant à l'oligarche Vladimir Yevtushenkov, au sujet de laquelle le Ministre du Développement Economique russe, Alexei Ulyukayev, reconnaissait lui-même que "cette histoire n'est pas normale. Cette histoire, qui a un impact très négatif sur le climat d'investissement, qui est très mauvais tel qu'il est, n'est bien sûr pas normale". Ajoutées à cela les perspectives de croissance revues à la baisse, le FMI prévoit 0,5% pour 2015 au lieu de 1%, et une fuite des capitaux de 100 milliards de dollars, il n'y a là rien d'engageant pour des investisseurs.

mercredi 12 novembre 2014

Hypocrisie de la Russie quant à la "culture de mort".

Le 7 novembre convolaient en justes noces à la mairie de Saint Pétersbourg deux ravissantes demoiselles :

Irina à gauche et Aliona à droite, ou l'inverse, se disent oui.

Vous me direz que le mariage gay est formellement interdit dans la Très Sainte Russie, que Poutine a fait son cheval de bataille la défense des valeurs chrétiennes et familiales, dont la lutte contre l'homosexualité et contre la "culture de mort" sont les fronts principaux . Le Maître du Kremlin sait très bien la menace mortelle que ces créatures représentent pour la Russie. Il a d'ailleurs tout de suite identifié les "nazis gays" comme étant les initiateurs de la révolte de Maidan, afin de mettre au pouvoir une junte judéo néo nazie soutenue par l’UE/US/OTAN et inféodée au FMI (si si je vous assure ...).

Comment donc est-il possible qu'une telle ignominie se soit produite ?

Vous pouvez embrasser la, euh... le marié.

samedi 8 novembre 2014

Le clan des Tchékistes : un état dans l'état.

L'élite politique à la tête de laquelle se trouve V Poutine, est de plus en plus composée de vétérans du KGB / FSB. Personne ne sait combien de personnes travaillaient pour ou avec le KGB lors de l'effondrement de l'URSS en 1991. Cette information n'a jamais été révélée dans un pays où aucune lustration, même rudimentaire, n'a été entreprise.

La journaliste Yevgenie Albats dans son livre de 1992 "Un état dans l'état", estimait à 720.000 le nombre de personnes travaillant pour l'agence dans tout l'URSS, et à quelque 2,9 millions le nombre de ceux qui "coopéraient" avec elle. Dans une large mesure, et peut-être à un point qu'il est difficile de concevoir, ces gens dirigent aujourd'hui la Russie et semblent déterminés à bâtir un système non-démocratique de contrôle de la politique et de l'économie, qui pourrait s'installer de manière durable.

La sociologue Olga Kryshtanovskaya estime que 26% des principaux acteurs du monde économico-politique sont des siloviki, le terme qui désigne les individus issus des services de sécurités gouvernementaux ou de l'armée. Si l'on compte tous ceux qui ont des liens avec les services de sécurité, selon Kryshtanovskaya la proportion monte alors à 78% des élites.

L'avènement des Tchékistes.

Au sommet de cette grande pyramide du pouvoir se tiennent ceux qui, comme le Président Poutine, ont été formés et socialisés par le KGB dans les années 70. C'est à cette époque que Youri Andropov donnait un souffle nouveau à l'agence en  remettant à l'honneur le sens du devoir et en lui rendant sa fierté, après la révélation partielle, dans les années 50 et 60, des crimes commis par la police secrète sous Lénine et Staline.

Bien qu'il soit exagéré de qualifier cette organisation de conspiration, elle constitue un réseau ou plutôt une communauté de professionnels qui partagent un état d'esprit commun. C'est une communauté d'entre-aide qui partage des valeurs communes, une vision du monde commune et une approche commune de la manière de résoudre les problèmes. Albats, dans le numéro de ce mois-ci de Новое Время, décrit ce groupe comme "une union d'individus liés par un passé commun, une éducation commune et même un langage et une gestuelle communs...".

Il est important de distinguer le siloviki ordinaire, un terme vague qui englobe un large spectre d'opinions dans le milieu nationalisto-patriotico-militaire, du tchékiste, produit du KGB, qui dirige le développement économique et politique de la Russie et qui se considère comme le sauveur messianique de la Russie et [son protecteur] contre toutes sortes d'ennemis extérieurs.

jeudi 6 novembre 2014

A la schlague ! (MàJ)

(Le Premier ministre serbe a fini par céder : source)

Il y a quinze jours VVP se rendait en visite officielle en Serbie, il y était accueilli comme le Messie :


 Il proclamait que la Russie était le meilleur allié de la Serbie, promettait une amitié éternelle entre les deux nations, qu'elle lui garantissait un soutien indéfectible


 Mais voilà,

mardi 4 novembre 2014

The Menace of Unreality: Combatting Russian Disinformation in the 21st Century.


Très intéressant, la conférence commence vers 25 min. (en anglais)

Podcast très intéressant lui-aussi sur les modifications de la structure du pouvoir en Russie l'occasion de la guerre en Ukraine :