mardi 15 décembre 2015

"Poutine fait du bien à la Russie"

Le 14 décembre dernier entrait en gare de Tblissi, capitale de la Géorgie, un train de fret en provenance de Chine. Le premier ministre géorgien Irakli Garibachvili présent pour l'occasion se "réjouissait que ce train soit décoré symboliquement des drapeaux de la Géorgie, de l'Azerbaïdjan, de la Turquie, du Kazakhstan et de l'UE. Il est désormais possible en un temps inouï, 8 à 10 jours, d'amener une cargaison en Géorgie et de là en 3 à 5 jours jusqu'en Europe".




S'incrivant dans le projet chinois de "Nouvelle Route de la Soie, cet axe ferroviaire passant par le Kazakhstan et la Géorgie est la première portion d'une ligne qui reliera directement Pékin aux grandes villes européennes en une dizaine de jours. Il permettra de réduire de manière significative le coût et le temps de transport des marchandises entre l'Asie et l'Europe qui prend une quarantaine de jour par voie maritime.


Il est à noter que cet ligne évite de passer sur le territoire russe. Le projet originel prévoyait que la ligne emprunte une portion du trans-sibérien et fasse étape à Moscou. Le manque d'intérêt des autorités russes pour l'entretien et la mise aux normes de cette ligne ainsi que la crise économique russe auront eu raison de ce projet.



Les premiers effets de l'embargo décrété par Moscou contre la Turquie commencent à se faire sentir. L'usine Toyota de Saint Petersbourg est en chômage technique, faute d'avoir reçu les pièces détachées nécessaires à la production et fabriquée ... en Turquie !

mercredi 9 décembre 2015

Persécutions et tensions ethniques en URSS.

A l'instar du moraliste et chroniqueur du Goulag Alexandre Soljenitsyne, et du scientifique et dissident Andreï Sakharov, père de l'arme atomique soviétique, qui s'étaient tournés vers la défense des droits de l'homme, Sharansky jouissait, après cinq ans de militantisme pour les droits des Juifs, d'un grand prestige au sein de la dissidence. Il le devait autant à son charisme qu'à la chance d'avoir rencontré au bon moment des journalistes favorables à sa cause - il y avait en URSS des centaines d'autres militants tout aussi dévoués mais qui ont été complètement ignorés. Cet universitaire timide est devenu, à cause de son succès, l'objet de la colère du KGB et du Parti. Je savais, de par mon expérience de la manière qu'avait Moscou de s'occuper des ennemis intérieurs, que ce genre de problème était souvent réglé en se débarrassant de l'individu en question. On avait mis Soljenitsyne dans un avion pour l'Allemagne, Sakharov avait été envoyé (par Andropov en personne) en exil intérieur à Gorky. Alors pourquoi ne pas se débarrasser de Sharansky de la même façon ? Parce qu'Andropov ne l'entendait pas de cette manière.

"Camarade Wolf ", me disait-il, "Ne savez-vous pas ce qui arrivera si nous donnons ce signal ? Cet homme est un espion [Andropov croyait que Sharansky travaillait pour la CIA], mais, plus important, c'est un Juif, et il parle au nom des Juifs. Beaucoup trop de minorités ont souffert de la répression dans notre pays. Si nous laissons ce genre de libertés aux Juifs, qui seront les prochains ? Les Allemands de la Volga ? Les Tatars de Crimée ? Ou peut-être les Kalmouks ou les Tchétchènes ?".

Il citait les groupes ethniques déportés de leur terre natale par Staline afin de couper de ses racines toute source potentielle d'opposition. Le KGB avait un terme bureaucratique pour qualifier ces groupes que je n'avais jamais entendu auparavant : kontingentirovannye. Kontingent se rapportait aux "quotas", ou catégories, de peuples non-fiables. Ces "contingents" étaient considérés comme des rebelles et donc des ennemis potentiels. Andropov estimait leur nombre à environ 8,5 millions.

lundi 30 novembre 2015

Jihadology Podcast: The Syrian Jihad: A History

Charles Lister comes back on the show for an in-depth discussion on jihadism in Syria. Some of the topics covered include:

  • Islamism and jihadism in Syria prior to the 2011 uprising
  • The entrance and evolution of Jabhat al-Nusra, Ahrar al-Sham, and Jaysh al-Islam into what became the Syrian war
  • Why foreign fighters came into the Syrian conflict
  • Why the Islamic State of Iraq decided to enter the war in April 2013 and what it was up to prior to the fitness in January 2014
  • What the growth of ISIS and later IS meant for the other extreme factions – JN, Ahrar, and JI

dimanche 22 novembre 2015

Bilan d'un an et demi de gestion "nationale-libérale" de la Crimée.

Le 14 mars 2014, Vitaliy Khramov, le leader du Groupe Cosaque "Sobol'", revenait en Crimée après que, le mois précédent, la Russie eut procédé à son annexion. Il se réjouissait de pouvoir retrouver ses frères cosaques et célébrait le rattachement à la mère patrie. En effet, 3 ans auparavant, Khramov avait été expulsé d'Ukraine et déchu de sa nationalité par Kiev à cause ses activités subversives.

Le leader de la communauté Sobol revient d'exil

Le groupe Sobol fait parti de ces nombreux mouvements pan-russes favorables à la sécession et au rattachement à la Russie qui sont créés et financés par Moscou depuis le début des années 90. Ces mouvements, actifs principalement en Crimée et dans l'Est de l'Ukraine, organisaient régulièrement divers manifestations d'agit-prop : ci-dessous une vidéo de la "Marche Russe" qui rassemblait en 2009 à Simféropol plusieurs de ces mouvements cosaques et des militants du parti pan-russe "Russkiy Blok".





mercredi 11 novembre 2015

lundi 9 novembre 2015

Opération Delikatesse.

Le service d'espionnage de la Stasi a recruté l'agent Gaby, qui fait carrière au sein du service de renseignement ouest-allemand : le BND. Elle atteint le poste de directrice adjointe du service politique URSS, elle fournit à la STASI des analyses sur les intentions de l'ouest vis-à-vis de l'Union Soviétique. Curieusement, c'est par le biais du BND, que la STASI avait une vue d'ensemble des activités des alliés : 

"Les rapports [de Gaby] nous donnaient aussi des pistes sur de possibles agents du BND à l'est. Plus important, nous avions une vue plus large du monde au travers de ce que le BND appelait les informations au "ruban jaune", au sujet desquelles on sait très peu de choses. C'était le résultat de l'espionnage par le BND des propres alliés de la République Fédérale. La plupart de ces informations provenait d'une station d'écoute allemande, nom de code "Eismeer" (mer polaire), située près de Conil et Cadiz sur la côte atlantique de l'Espagne. Cette station d'écoute avait été créée dans les années 30, quand le régime nazi entretenait d'étroites relations avec l'Espagne de Franco. L'opération, qui portait le nom de code de "Delikatesse", consistait à espionner les lignes de communication  entre l'Afrique de l'Ouest et l'Europe et entre l'Amérique du Nord et du Sud, qui étaient utilisées par la CIA et les ambassades américaines. Toutes les transcriptions du BND qui concernaient des partenaires de la RFA portaient un ruban jaune afin de s'assurer qu'elles ne soient pas transmises accidentellement, de peur que les Alliés n'apprennent ce que la RFA avait entendu. La RFA, avec ses services secrets possédant les compétences techniques et des officiers de police munis d'outils de décryptage, pouvait théoriquement décoder les signaux de 14 nations alliées. Elle entretenait un partenariat très étroit avec les services secrets turcs, et pendant la guerre des Malouines en 1982, c'était le seul service capable de décoder les messages radios argentins pour le compte des Britanniques. L'efficacité technologique des services secrets ouest-allemands, et notre capacité à nous en servir grâce à Gaby et à d'autres sources, nous permettait de nous reposer sur eux. L'Allemagne de l'ouest faisait le sale travail d'espionner les USA, et nous volions leurs informations."

Markus Wolf, in "Memoirs of a spymaster : the man who waged a secret war against the West" pp 149-150

vendredi 9 octobre 2015

"Poutine le chiite"

L'une des grandes forces de la propagande russe est d'utiliser les dissensions qui règnent au sein d'une nation à son bénéfice (voir Yuri Bezmenov). Pour cela la Russie doit, par le biais de ses agents d'influence, se présenter comme étant le seul recours, la seule alternative, l'unique solution aux maux dont souffrent les peuples ; quitte pour cela à faire de grands écarts idéologiques, politiques et religieux. Ainsi, Vladimir Poutine, véritable Protée, homme aux 1000 biographies différentes, réussit le tour de force d'être à la fois défenseur du souverainisme en France et des séparatismes catalans, écossais ou vénitiens (?) ; défenseur des valeurs familiales traditionnelles tout en n'hésitant pas à s'allier au parti d'extrême gauche ultra-progressite Syrisa en Grèce ; il est à la fois un moderne Godefroy de Bouillon en Occident et "Poutine le Chiite" au Moyen-Orient.


La campagne de la Russie en Syrie dope la popularité de Vladimir Poutine en Irak, où certains espèrent qu'il interviendra aussi bientôt dans leur pays pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI).

Mettant les dernières touches à un portrait de Poutine, le peintre Mohammed Karim Nihaya est l'un de ceux qui attendait "que la Russie s'engage dans la lutte contre Daech" (acronyme arabe de l'EI).

Car, affirme-t-il, "les Russes obtiennent des résultats". Alors que "les Etats-Unis et leurs alliés eux bombardent depuis un an sans parvenir à quoi que ce soit", ajoute le peintre, assis dans son atelier du centre de Bagdad.

Comme lui, de nombreux Irakiens suivent de près l'évolution du conflit dans la Syrie voisine, où l'EI a conquis de vastes pans de territoire et proclamé un califat à cheval sur l'Irak.


Depuis, la coalition antijihadiste conduite par les Etats-Unis a aidé les forces irakiennes à reconquérir une partie du terrain perdu à l'EI mais sa campagne a aussi connu des revers.

Pour changer vraiment la donne, certains, surtout au sein de la majorité chiite, ne voient que la solution russe, même si, selon les Occidentaux, seule une fraction des raids russes sur la Syrie ont pu viser l'EI.

Permalien de l'image intégrée
Photo affichée dans un quartier chiite de Beyrouth, décrivant Poutine comme un homme ne s'inclinant que pour Allah !

"Nous ne voulons pas de la coalition internationale. Nous voulons seulement la Russie, et nous égorgerons un mouton" si elle s'engage en Irak, annonce Mohammed, un jeune chômeur.

Ces Irakiens voient Moscou --qui a fermement soutenu Damas et Téhéran ces dernières années-- comme un allié plus naturel que les Etats-Unis, qui ont occupé leur pays pendant huit ans.

- 'Poutinemania' -

dimanche 4 octobre 2015

Assad au moins il protège les Chrétiens !





Chrétien d'Irak tué par des islamistes chiites soutenus par l'Iran et la Russie pour ne pas avoir respecté la Chariaa. Tout aussi fanatiques et violents que leurs alter ego sunnites, les médias les désignent par l'euphémisme "milices chiites".

jeudi 1 octobre 2015

Poutine: de victoire en catastrophe

Selon l’analyste politique Andreï Piontkovski, après sa visite aux États-Unis, son discours à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies et sa rencontre avec Obama, le triomphe de Poutine est à court terme. Sur le plan stratégique, il a essuyé un échec, non seulement en Ukraine, mais aussi au Moyen-Orient où l’intensification des combats pourrait dégénérer en catastrophes à grande échelle. L’« élite » russe a applaudi les percées momentanées du Chef. Mais elle pourrait être rapidement déçue par cette « victoire ».


Traduit par Elisa Espouy.

dimanche 27 septembre 2015

Les théâtres dans les États du pape.

Dès les années 1585-1590, Sixte Quint avait promulgué un premier décret visant à empêcher les femmes de jouer au théâtre, l'opéra n'existait pas encore. Cette mesure ne dura pas et n'eut pas de conséquences pendant les quelques décennies suivantes. La naissance de l'opéra, puis son succès rapide et croissant au cours du XVIIème siècle commença à attiser les conflits entre public, artistes et papauté.[...] La situation parvint à se maintenir jusqu'à Clément IX (1667-1669), fort bien disposé envers la musique puisqu'il était lui-même l'auteur d'opéras [...]. Le pape n'y faisait cependant aucune concession aux femmes ; tous les rôles féminins étaient interprétés par des castrats, accompagnés de quelques ténors et basses.[...]

Clément X se montra encore plus libéral puisqu'il laissa très volontiers les femmes remonter sur les scènes ; celles-ci obtinrent de francs succès pendant les saisons d'opéra 1669-1676, en particulier au théâtre Tor di Nona. Leur popularité, mais aussi leur frivolité et les scènes de débordement collectif qu'elles occasionnaient ne firent qu'exaspérer le successeur de Clément X, le fameux pape "Minga", Innocent XI, déjà mal disposé par nature envers la gent féminine. A son accès au trône, les décrets allèrent bon train : il interdit catégoriquement aux femmes de monter sur scène, prohiba les spectacles publics payants et fit même tout son possible pour empêcher les spectacles privés gratuits, menaçant les castrats qui y participaient de se voir interdits dans les églises de la Ville Éternelle. Les Romains, qui n'étaient pas des gens à s'en laisser compter, surtout dans le domaine des divertissements, contournèrent très vite le véto papal en faisant venir des castrats de l'extérieur des États Pontificaux, qui n'avaient cure des interdictions du pape, et en imaginant des subterfuges pour donner une apparence privée à des spectacles publics et payants. La misogynie de Sa Sainteté s'abattit jusque sur les vêtements féminins dits "à la française", c'est-à-dire trop décolletés : il envoya ses sbires dans toutes les blanchisseries de la ville pour confisquer les chemises féminines jugées indécentes. La Reine Christine de Suède, alors exilée à Rome, y trouva une fois de plus matière à affronter le Pape, ce dont elle se délectait : elle inventa une panoplie de vêtements surnommés "Innocentianes" qui parodiaient et ridiculisaient les prescriptions d'Innocent XI, et avec lesquels elle et sa cour se rendaient au Vatican pour mieux le faire enrager.

mercredi 23 septembre 2015

Amour, Paix et Tolérance® - Vivrensemble™



"Une des plus anciennes mosquées à Moscou vient d'être reconstruite sur son emplacement historique, c'est désormais la plus grande d'Europe. Avec son style magnifique et moderne, elle est digne de la capitale de notre pays uni, multi-ethnique et multi-religieux. Elle est digne de la Russie, où l'Islam est, je tiens à insister sur ce point, en vertu de la législation russe, l'une des religions traditionnelles de la Russie, et qui compte des millions de citoyens russes parmi ses fidèles. [...]
Nous sommes reconnaissants envers les gouvernements turcs et kazakhs pour leur contribution à la reconstruction de la mosquée.

Il est certain que la mosquée deviendra un centre spirituel majeur pour Musulmans de Moscou et de toute la Russie. Elle fournira un enseignement et diffusera les idées humanistes et les valeurs authentiques et véritables de l'Islam.[...]

Aujourd'hui l'Islam fait partie intégrante de la vie spirituelle de la Russie. Les valeurs humanistes de l'Islam, comme celles des autres religions traditionnelles, enseigne la compassion, la justice et l'amour des autres .... bla bla bla bla bla bla bla ....."

mardi 22 septembre 2015

Inauguration de la Mosquée Cathédrale de Moscou.

Le 23 septembre 2015, jour de l'Aïd el Kébir, sera inaugurée à Moscou la toute nouvelle Mosquée Cathédrale. Avec ses 18900 m2 de surface et sa capacité d'accueil de 10000 personnes, elle est la plus grande mosquée d'Europe. Elle comporte 6 étages, une salle de prière pour les hommes et une autre pour les femmes, ainsi qu'une salle d'exposition et une salle de conférence. La précédente mosquée trop petite avait été détruite en 2005. Cette construction est réalisée à la demande du Conseil des Muftis de Russie, afin d'éviter l'encombrement des rues lors des fêtes musulmanes. Les Musulmans représentent en effet près de 15% de la population de la ville.

Fidèles musulmans lors dе la rupture du jeûne du Ramadan à Moscou.


C'est Vladimir Poutine lui-même qui présidera l'inauguration, comme l'a annoncé le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov, en compagnie du Président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, du Président turque Recep Erdoğan et d'autres personnalités de divers pays musulmans, dont le Qatar, le Koweit et l'Arabie Saoudite. C'est d'ailleurs vers ces pays que l'agence sanitaire russe Rosselkhoznadzor a autorisé l'exportation de viande de poulet halal : une aubaine pour les éleveurs russes.

(Regarder la vidéo de la cérémonie)


 Images aériennes de la Mosquée Cathédrale. Les travaux sont en cours d'achèvement.

vendredi 18 septembre 2015

Assad : issue de secours de Poutine.

"L’analyste politique Andreï Piontkovski assure que Poutine, avec son intervention en Syrie, s’efforce de ne sauver personne d’autre que lui-même en utilisant la porte de sortie nommée Bashar-al-Assad. Andreï Piontkovski prédit un échec complet de cette aventure politique. Poutine ne réussira pas, cette fois-ci, à berner l’Occident, mais contribuera à accroître le divorce de « l’élite nationale » russe avec son président."

mardi 8 septembre 2015

Le KGB en France. (partie 2/4)

(lire la première partie)

La mesure active la plus ambitieuse mise en place par l'antenne parisienne [du KGB] pendant la présidence de de Gaulle fut la création, en 1961, d'une nouvelle agence de presse, le Centre d'Information Scientifique, Économique et Politique (CISEP), par le biais Pierre-Charles Pathé, un agent du KGB récemment recruté (nom de code PECHERIN, plus tard MASON). Ce journaliste, fils du magnat du cinéma qui avait fondé l'agence cinématographique Pathé, avait attiré l'attention du KGB quelques années auparavant après qu'il eut publié un ouvrage naïvement pro-soviétique : Essai sur le Phénomène Soviétique
Les cruautés de Staline ne sont qu'une maladie infantile. La victoire de l'Union Soviétique est celle d'une vision juste de la marche de l'Histoire. L'URSS, ce laboratoire d'idées nouvelles pour le développement le plus avancé de notre société, va dépasser le gigantisme des USA.
De 1961 à 1967, le KGB paya Pathé 6000 francs par mois pour que son centre publie un bulletin hebdomadaire (nom de code OBZOR), qui était vendu sur abonnement mais aussi envoyé gratuitement aux faiseurs d'opinion du monde politique, journalistique et diplomatique.

Le but principal des mesures actives mises en œuvre par les autres agents d'influence de l'antenne parisienne pendant les premières années de la Vème République, était de mettre à mal les relations franco-américaines, d'encourager un rapprochement franco-soviétique et d'éloigner la France de l'OTAN. Saar-Demichel rapportait des progrès sur les trois fronts. Son moment de gloire en tant qu'agent du KGB vint en mars 1965, à l'occasion d'une visite à Moscou lors de laquelle il devait négocier la vente du système SECAM français à la télévision soviétique. C'est là qu'il annonça à son officier traitant que De Gaulle souhaitait visiter l'URSS l'année suivante. De Gaulle, prétendait-il, n'attachait aucune importance aux différences idéologiques entre la France et l'URSS et lui avait dit que :
La Russie était et continuerait d'être une grande puissance en Europe. Les qualités remarquables du peuple russe demeuraient les mêmes malgré l'idéologie du gouvernement communiste, mais à l'heure actuelle l'idéologie communiste agissait comme un lien qui unissait cette vaste fédération multinationale. Toutefois, ce n'était pas des raisons idéologiques mais la raison d'état qui jouait le rôle principale.

Au sujet de la réunification de l'Allemagne, à laquelle s'opposait résolument l'URSS, De Gaulle souhaitait la retarder le plus possible : "Le plus tard sera le mieux". Le Centre [NdT : QG du KGB], qui devait certainement exulter, transmit le message de Saar-Demichel au Comité Central.

samedi 5 septembre 2015

Rapport des services secrets tchèques sur les activités de subversions russes.


In 2014, based on the international and domestic political situation and threat level posed to the interests of the Czech Republic and its citizens the BIS focused mainly on Russian, Chinese and Ukrainian activities in the Czech Republic.

As in previous years, the BIS concentrated on the high number of Russian intelligence officers living or engaging in activities in the Czech Republic. Given the high numbers of Russian intelligence officers travelling to the Czech Republic and to the Czech Republic’s responsibility to secure not only its own security but also the security of its allies in the Schengen Area, the BIS aimed to decrease the number of Russian intelligence officers entering the Schengen Area via the Czech Republic.

In 2014, Russian intelligence services focused on Czech power engineering, on issues related to its further development, and on the scientific and technical sector. Russia continued in its attempts to exert influence over the Russian community in the Czech Republic, or more specifically to establish pro-Kremlin organizations and individuals as representatives of the Russian community responsible for the communication with Czech state institutions and bodies.

Intelligence has confirmed that Russia does not consider its ongoing interest in Czech nuclear power engineering as fighting a losing battle. This interest has only become less conspicuous. In 2014, Russian interests in the Czech Republic have broadened (the Temelín and Dukovany nuclear power plants, supplies of nuclear fuel) and include also the State Energy Concept and all entities even indirectly involved in fulfilling the goals of Czech energy policies. Russia started perceiving Czech nuclear power engineering in a broader Central European context aiming to make good use of investments and efforts devoted to creating, managing, stabilizing and future exploitation of networks expanding Russian influence in Central Europe.

Activities of Russian intelligence officers and their associates in the Czech Republic are in direct contradiction to “expert and knowledgeable” comments claiming the Czech Republic does not have anything of interest to Russian espionage. However, Russia is greatly interested in Czech Republic’s participation in international scientific and technical projects linked to obtaining access to funds from Czech and European grants. This access could be provided by Czech middlemen working with Russia. Russia not only aims to gain competitive advantage over the Czech Republic and the EU but also strives to secure funding for its activities from the Czech Republic and the EU.

mercredi 26 août 2015

Pour en finir avec le Mistral.

Il y a près d'un mois la France résiliait le contrat signé avec la Russie et portant sur la livraison de deux bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral. Il est à noter que la France a obtenu la propriété pleine et entière des deux navires, ce qui permet de les modifier et de les revendre à sa guise. En revanche, immédiatement après cette annonce, des torrents de désinformations se sont déversés par les canaux habituels, répandant les rumeurs les plus fantaisistes quant aux coûts de cette aventure pour le contribuable français et à la réputation de l'industrie français.

Je ne reviendrai pas sur les montants qui ont été avancé, ceux des séides du Kremlin sont largement surévalués (M Lepen avait bien repris sans sourciller la somme exorbitante de 10 milliards d'euros), ceux avancés par les opposants sont peut-être sous-évalués, quoique plus proches de la réalité. La France va rembourser 950 millions d'euros, dont 893 seront payés par la compagnie d'assurance COFACE, soit un montant de 50 à 60 millions d'euros à payer par l'Etat. Il est fantaisiste de penser que l'entretien et les modifications apportées aux navires avant une "revente" atteignent les 1 milliards d'euros avancés par T Mariani ou M Lepen. De toute façon, le bilan ne pourra être fait qu'une fois que les navires auront été vendus ; plusieurs pays sont intéressés : l'Arabie Saoudite, l'Egypte, le Canada et même la Malaisie (qui veut remplacer ses Mig29 jugés peu fiables par des Rafales) et où s'est rendu JY Ledrian, et l'Inde ou il se rend pour finaliser le contrat de vente des 36 Rafales.

Dans un premier temps, je vais démonter la rumeur qui veut que la décision de l'Inde de renoncer à l'achat des 126 rafales soit une conséquence du refus de la France de livrer les Mistrals et par conséquent un échec cuisant pour les Français. J'avais d'ailleurs déjà longuement analysé et démonté (du moins je l'espère) l'entreprise de désinformation organisée par les Russes qui visait à faire accroire que la vente des avions à l'Inde était conditionné à la livraison des navires.

Ensuite, j'essaierai d'identifier certaines des raisons qui ont pu pousser la France à renoncer à la livraison. Puis je me hasarderai à quelques spéculations sur le double-jeu que les USA ont pu jouer dans cette affaire et, ce qui peut sembler paradoxal de prime abord, sur les bénéfices qu'ils auraient pu tirer de la livraison de ces navires à la Russie et plus généralement d'un rapprochement franco-russe.

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L'annulation du contrat "Mother of All Defense Deals" de 126 avions Rafale serait due à une perte de confiance des Indiens envers la France à la suite de l'annulation de la vente du Mistral.

Après avoir remporté en 2012 le contrat medium multi-role combat aircraft (MMRCA), les Français commencèrent les négociations avec les Indiens. Ceux-ci voulaient acquérir la technologie et faire construire 108 avions en Inde (et seulement 18 en France), mais la responsabilité de la fabrication incombait à Dassault qui doutait de la capacité des Indiens à les construire eux-mêmes. Ce fut la pierre d'achoppement entre les deux partis qui fit que les négociations durèrent aussi longtemps. Les Indiens comptaient jouer sur le fait que Dassault, qui n'avait encore jamais vendu son avion de combat, cherchait désespérément un premier contrat. De leur côté, les Français, tablaient sur l'impérieuse nécessité pour les Indiens de renouveler une flotte vieillissante face à la menace croissante de la Chine et du Pakistan.

mardi 25 août 2015

De l'inexistence "d'Ukrainiens séparatistes pro-russe"dans l'est de l'Ukraine.

Un an et demie après le début du conflit entre l'Ukraine et la Russie, on ne peut que constater l'efficacité de l'entreprise de désinformation du Kremlin. Même si la version la plus grossière qui voudrait que la CIA ait orchestré un coup d'état nazi à Kiev en finançant le Secteur Droit afin d'organiser le génocide des Russophones du Donbass, ne convainc plus que quelques complotistes ; certains éléments de la narrative du Kremlin ont infecté la vision que les Occidentaux ont de la situation. Il semble désormais clair pour tout le monde qu'en dépit de l'intervention des "hommes polis" il existait quand même un désir chez les habitants de la Crimée d'être rattachés à Moscou. De même, bien que l'on ne croie plus aux fables de Moscou qui prétendent qu'aucun soldat russe n'est présent au Donbass, l'avis général en Occident est qu'il existe bel et bien dans l'est de l'Ukraine un mouvement de combattants autochtones séparatistes que Moscou s'est décidé à soutenir à la fin du printemps 2014 alors qu'elles se faisaient étriller par les "troupes loyalistes" fidèles à Kiev.

Pourtant, des déclarations et des témoignages faits par des personnalités de premier plan et certains des principaux acteurs du conflit russo-ukrainien, et que l'on peut difficilement accuser d'être à la solde des USA ou de l'EU, viennent infirmer ces derniers mensonges de la désinformation russe.

*Le Secteur Droit n'était pas financé par Soros et la CIA, qui n'ont pas davantage fomenté la Révolution de Maïdan.

Lors d'une conférence donnée le 17 octobre 2014 devant les journalistes russes, le président du Belarus Alexandre Lukashenko, que l'on peut difficilement soupçonner d'être un fantoche des Occidentaux, faisait plusieurs révélations en contradiction totale avec la "narrative" du Kremlin : 
"Viktor Yanoukovitch et ses amis ont financé eux-mêmes le Secteur Droit, afin de contrer Yulia Timochenko semblerait-il. [...] C'est lui (Yanoukovitch) qui les a créé pour conserver le pouvoir, et ils l'ont plus tard éliminé. C'est ce qui s'est passé en Ukraine, c'est ce qu'ont vu mes yeux. J'avais averti Viktor Fedorovitch (Yanoukovitch) de ce qui pourrait se produire s'il faisait ça."

Pour Lukachenko s'est bien le système corrompu mis en place par Yanoukovitch et sa clique qui est à l'origine des événements de Maïdan :

"Un tel système d'extorsion, de pots-de-vin, de corruption était tout simplement intolérable."

 
 Intégralité de la conférence de presse d'Alexandre Loukachenko

Source


* Le rattachement de la Crimée à la Russie n'était pas voulu par ses habitants et il ne s'est pas déroulé conformément au droit.

lundi 24 août 2015

Peut-on vraiment parler de lune de miel entre la Chine et la Russie ?

Après l'annexion de la Crimée et les sanctions qui lui ont été imposé par les Occidentaux, la Russie a annoncé avec perte et fracas qu'elle opérait une réorientation vers l'Est en s'engageant dans un partenariat privilégié avec la Chine. Ce changement, que Poutine voulut consacrer par la signature après deux décennies d'atermoiements d'un contrat gazier mirobolant, était censé se manifester par une intensification des liens économiques entre la Chine et la Russie. Les Russes comptaient particulièrement sur un afflux massif de capitaux chinois qui devaient se substituer aux capitaux occidentaux, inaccessibles à cause des sanctions.

Malheureusement pour la Russie  En décembre dernier, German Greff, PGD de la Sberbank, revenait bredouille d'une tournée en Asie durant laquelle il espérait séduire les investisseurs :

"Je dois dire que l'on ne se bouscule pas au portillon pour investir sans notre pays. Au contraire, c'est nous qui faisons la queue pour demander de l'argent, principalement auprès des fonds souverains. La lutte pour l'argent est colossale."

Pourtant la Chine investit, mais pas en Russie... Les investissements chinois dans les pays de l'Union Eurasiatique ont bien doublé en cinq ans, mais le principal bénéficiaire de ces fonds est ... le Kazakhstan. En effet, ce pays reçoit près de 92% des investissements chinois, soit 11 fois moins qu'en Russie et au Bélarus réunis. Ce ne sont pas moins de 23,6 milliards de dollars, principalement dans le domaine de l'acier, des hydrocarbures, de l'énergie hydroélectrique et de l'automobile, que la Chine a décidé d'engager au Kazakhstan. Ce dernier voit là le moyen de sortir de l'emprise de la Russie et de ne pas subir les contre-coups de la crise économique causée par les sanctions occidentales. La Chine privilégie donc son projet de " Nouvelle Route de la Soie", quitte à empiéter sur des territoires que la Russie comme sa chasse gardée.

dimanche 23 août 2015

L'Iran veut augmenter sa production de pétrole "coûte que coûte" pour conserver ses parts de marché.

Iran plans to raise oil production “at any cost” to defend the country’s market share and joins calls for an emergency OPEC meeting to help shore up crude prices.

“We will be raising our oil production at any cost and we have no other alternative,” said Oil Minister Bijan Namdar Zanganeh, according to his ministry’s news website Shana. “If Iran’s oil production hike is not done promptly, we will be losing our market share permanently.”

Iran had the second-biggest output in the Organization of Petroleum Exporting Countries before U.S.-led sanctions banning the purchase, transport, finance and insuring of its crude began July 2012. Oil producers such as BP Plc and Royal Dutch Shell Plc have expressed interest in developing its reserves, the world’s fourth-biggest, once sanctions are removed.

Zanganeh was speaking during the first visit by a British foreign secretary to Iran since 2003. Philip Hammond was accompanied by officials from Shell and BP during his visit to reopen the U.K. embassy, four years after it was shut down following a mob attack, marking the improvement in relations since July’s nuclear accord.

Shell will pay a debt of $2.3 billion that the company wasn’t able to pay Iran for because of the sanctions “immediately” after the restrictions are lifted, Zanganeh said. BP was one of the “good customers” of Iran’s crude before the sanctions and is also expected to take measures to buy Iranian oil in t he future, he said, according to Shana.

Iran backed calls for an emergency OPEC meeting to be held earlier than the oil producing group’s next session on Dec. 4.

“Iran endorses an emergency OPEC meeting and would not disagree with it,” Zanganeh said. A meeting would “be effective” in halting oil’s decline, he said.



Ca sent mauvais pour le Guébiste, les prix du pétrole vont encore baisser. Après le mythe des BRICs, celui de la 'réorientation à l'est' , c'est celui de l'axe anti-atlantosioniste Moscou-Téhéran qui s'effondre. Et les mecs d'E&R, ils en disent quoi ?

samedi 22 août 2015

dimanche 16 août 2015

samedi 8 août 2015

Poutine reconnaît avoir planifié la guerre en Géorgie. (article de 2012)

Le président russe a affirmé que l'offensive militaire contre la Géorgie avait été préméditée et préparée par l'état-major, sous ses ordres. Il a aussi reconnu que les militaires russes avaient armé et entraîné des milices locales en Ossétie du sud, l'une des régions séparatistes de Géorgie, au cœur du conflit d'août 2008.

Contrairement a ce qu'avait toujours prétendu Moscou - que l'offensive militaire lancée le 8 août 2008 n'avait été qu'une réponse à une attaque surprise de Tbilissi en Ossétie du sud 24 heures plus tôt - la guerre de Géorgie a été planifiée par l'état-major russe presque deux ans avant les événements. C'est Vladimir Poutine lui même qui vient de le confirmer à la télévision. «Il y avait un plan, ce n'est pas un secret… C'est dans le cadre de ce plan qu'a agi la Russie. Il a été préparé par l'état-major général, fin 2006 ou début 2007. Il a été approuvé par moi et convenu avec moi», a affirmé le président russe, qui était déjà aux manettes à l'époque, en tant que premier ministre. Selon ce plan, des armes lourdes et des troupes ont été préparées et mobilisées en vue d'une invasion prochaine de la Géorgie. 

À l'issue de cette guerre éclair de cinq jours, la Russie a reconnu l'indépendance des deux régions séparatistes de Géorgie, l'Ossétie du sud et l'Abkhazie. Contrairement au plan de paix international imposé aux belligérants par Nicolas Sarkozy, Moscou y maintient depuis d'importantes forces militaires.

Faisant voler en éclat ses précédentes déclarations selon lesquelles, jusqu'à la guerre, Moscou n'entretenait que des «gardiens de la paix» dans les régions séparatistes, Poutine a aussi reconnu pour la première fois que des militaires russes avaient pendant plus de deux ans formé et entraîné les milices locales avant l'offensive contre le régime de Tbilisi, en violation totale des lois internationales. «Dans le cadre de ce plan, un entraînement de miliciens d'Ossétie du sud a été effectué», a-t-il dit. Avant d'ajouter: «Nos spécialistes militaires pensaient initialement que ces milices ne pourraient pas aider dans une confrontation entre armées régulières, mais en fait, elles nous ont été fort utiles.»

La reconnaissance du caractère prémédité de l'agression militaire et de l'intégration des milices séparatistes d'Ossétie du sud dans le plan de l'état major russe met à mal la version officielle qui était jusque là fournie par Moscou, et parfois reprise, au nom d'intérêts diplomatiques ou économiques, jusqu'en Occident. Elle pose aussi des questions, selon l'analyste militaire russe Pavel Felgenhauer, sur «l'intégrité» du rapport de l'Union européenne rédigé par la diplomate suisse Heidi Tagliavini, «qui avait accusé les Géorgiens d'avoir commencé la guerre en attaquant des gardiens de la paix russes». Ce qui, selon la diplomate, avait justifié la réponse militaire russe.

Un pied de nez aux Occidentaux

vendredi 31 juillet 2015

Ali Mamlouk, chef des Services de sécurité syriens, rencontre le Prince saoudien Mohammad Bin Salman à l'instigation de Poutine.

Syrian National Security Bureau chief Ali Mamlouk has visited Riyadh for an unusual sit-down with Saudi deputy Crown Prince Mohammad Bin Salman, according to a report in a leading pro-Assad Lebanese newspaper.

Al-Akhbar reported Friday morning that Russian President Vladimir Putin brokered the sit-down between Mamlouk—who is one of Assad’s top advisors—and Prince Mohammad, who also serves as Saudi Arabia’s defense minister and is the son of King Salman.

Russia then proceeded to fly Mamlouk to Riyadh, where he held an ice-breaking meeting with Prince Mohammad in which the two agreed to keep the newly established channel of communication open.

According to the report, Mamlouk appealed for Saudi Arabia to change its policy on Syria, while the Saudi deputy crown prince voiced Saudi fears over Iran’s rising influence on the Assad regime.

The report in Al-Akhbar mirrored an account published last Thursday by As-Safir—another leading pro-Damascus Lebanese daily—which said that Russia was working to open talks between Riyadh and Damascus, with Mamlouk serving as an envoy.

Syrian regime and Saudi news outlets have made no mention of the reported meeting.

Lire la suite ici (pas le temps de traduire désolé)

Relire :  Un prince séoudien en visite à Moscou.

mardi 28 juillet 2015

Le système Poutine - Argent sale et effondrement de l’État

De l’argent sale en provenance de l’entreprise américaine Hewlett-Packard a aidé l’autocrate russe Vladimir Poutine à consolider son pouvoir, révèlent dans une enquête au long cours David Crawford et Marcus Bensmann, journalistes pour notre partenaire allemand CORRECT!V. La cour de justice régionale de Leipzig devrait bientôt statuer sur cette vaste affaire de corruption.

Les faits

  • En novembre 1999, Vladimir Poutine lance une procédure d’achat d’un réseau informatique pour les services du procureur général. Le fabricant américain Hewlett-Packard remporte le contrat, bien que son offre ne soit pas la moins chère. HP exprime sa reconnaissance en payant au moins 7,6 millions d’euros en pots-de-vin.
  • L’argent finit dans les poches de fonctionnaires russes, parmi lesquels on trouve des procureurs et des agents des services secrets. Depuis, aucun procureur général russe n’a lancé d’enquête sur Poutine.
  • Le contrat n’aurait pas été possible sans l’aide des Allemands : la transaction d’HP était couverte par une garantie d’exportation d’Euler Hermes, qui appartient au groupe allemand Allianz.
La cour de justice régionale de Leipzig devrait bientôt statuer sur une vaste affaire de corruption. Le ministère public accuse l’entreprise américaine Hewlett-Packard (HP) d’avoir payé au moins 7,6 millions d’euros de pots-de-vin à de hauts fonctionnaires russes, afin de protéger sa position dominante sur le marché russe.

En réalité, les documents révèlent un scandale bien plus important. C’est Vladimir Poutine lui-même qui a autorisé cette affaire. Les pots-de-vin d’HP lui ont permis d’acheter la loyauté de toute une bande de procureurs, l’aidant ainsi à prendre le contrôle de tout le système judiciaire russe.

Le scandale peut être résumé en une phrase : l’argent sale de l’entreprise américaine Hewlett-Packard a aidé l’autocrate russe Vladimir Poutine à asseoir son pouvoir.

Lire la suite ici.

vendredi 17 juillet 2015

Comment General Motors veut empêcher Peugeot et Renault de revenir en Iran.

La levée de l’embargo ravive l’appétit des constructeurs français. Ce qui déplaît fort aux Américains qui font tout pour leur mettre des bâtons dans les roues.

"Wait and see". Egale prudence chez Peugeot Citroën et Renault, qui brûlent de retrouver leurs positions perdues en Iran, où ils fournissaient, jusqu’en 2011, 40% du marché automobile. Les consommateurs veulent des voitures modernes. "Treizième producteur automobile en 2011, l’Iran a un potentiel considérable qui est sous-exploité, rappelle Patrick Blain, président de l’Organisation internationale des constructeurs automobiles. Les partenariats sont en place, il n’y a pas de raison de ne pas revenir, dès 2014, au chiffre de production 2011 d’1,6 million de véhicules et atteindre à terme les 2 millions."

Normalement, tout devrait rouler pour les Français, après la levée partielle de l’embargo, en contrepartie de l’accord conclu le 24 novembre à Genève avec le groupe des six (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Allemagne) qui limite les activités nucléaires de Téhéran. Mohammad Reza Nematzadeh, ministre de l’Industrie, a même souhaité "plus de coopération avec les compagnies étrangères", citant Peugeot et Renault, qui ont "une longue expérience de coopération avec l’Iran".

Mais tout n’est pas si simple: les Français font face à une forte offensive diplomatique américaine pour les sortir du jeu. S’il y a bien un pays où leur présence irrite au plus haut point les Etats-Unis, c’est l’Iran, longtemps leur chasse gardée : ils n’ont jamais accepté de se faire supplanter, après la révolution islamique, par des Français alors qualifiés "d’opportunistes". Ils n’ont pas oublié, non plus, que le partenariat entre Peugeot et Iran Khodro, qui a permis à la marque française de couvrir près de 30 % du marché, est un legs américain, trouvé dans la corbeille du rachat de Chrysler Europe, en 1978.

Rupture du jeûne du Ramadan à Moscou.


mercredi 1 juillet 2015

Le conglomérat sud-coréen Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering (DSME) n’est finalement ps candidat à une reprise des 66,7% des chantiers navals STX France.

Après avoir longtemps laissé entendre qu’il envisageait de prendre le contrôle des chantiers navals STX France, basés à Saint Nazaire et à Lorient, le conglomérat sud-coréen Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering (DSME) vient d’indiquer qu’il ne serait finalement pas candidat à une reprise des 66,7% de l’entreprise aujourd’hui détenus par la Korea Development Bank (KDB). L’Etat français, qui détient, lui, par le biais de Bpifrance, 33,4% de la société, va devoir aider à la recherche d’un autre acheteur potentiel dans ce dossier qui tarde à être solutionné. 

Pour justifier, hier, à l’occasion d’une conférence de presse, son refus d’engager son entreprise dans une nouvelle acquisition, Jung Sung-Leep, qui vient tout juste d’être nommé à la tête de DSME, le deuxième plus gros constructeur naval coréen, a indiqué que l’équilibre financier de son groupe n’était pas encore pleinement rétabli. “Il est trop tôt pour nous pour dépenser des ressources dans la construction de navires de croisière”, a expliqué le PDG. “Nous devons plutôt nous concentrer sur nos trois activités principales qui sont les navires de marchandises high-tech, les plateformes offshore ainsi que les sous-marins ou les autres types de bâtiments militaires”.
Ayant longtemps travaillé au sein de STX Europe, l’ancienne maison mère de STX France, qui a depuis été démantelée suite à la restructuration du conglomérat coréen STX, le PDG a dressé un tableau plutôt optimiste pour l’avenir des chantiers français. Il a ainsi rappelé que STX France était profitable. Après une période plus incertaine, les chantiers français ont reçu, depuis 2014, plusieurs grosses commandes. SMC fait ainsi construire par STX France deux paquebots de croisière. Et les opérateurs Royal Caribbean et American Celebrity viennent, eux aussi, de commander des navires au constructeur.
Ayant longtemps semblé privilégier une solution entre acteurs coréens, la KDB qui a besoin, pour des raisons financières, de céder ses parts dans STX France va devoir reprendre sa recherche d’un repreneur avec les banques d’affaires qui portent le dossier de reprise. D’autres candidats, notamment les chantiers italiens de Fincantieri avaient, un temps, été évoqués par la presse économique coréenne mais ils ne semblaient pas être en mesure de faire l’unanimité chez tous les actionnaires et partenaires de STX France.

mardi 30 juin 2015

Inréalité.

"Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l'affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l'affaire, jusqu'à ce que personne n'y comprenne plus rien."

Charles Pasqua.

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lundi 29 juin 2015

La Chine veut que la Grèce reste dans la zone euro.

Le premier ministre chinois Li Keqiang a affirmé lundi qu'il voulait que la Grèce reste dans l'eurozone et a promis que Pékin investirait dans le nouveau fond structurel de l'UE.

"C'est dans l'intérêt de la Chine. Nous voudrions que la Grèce reste dans la zone euro et nous prions instamment les créanciers internationaux de trouver un accord avec les Grecs", a affirmé Li devant des hommes d'affaires lors d'une conférence qui précédait le sommet UE-Chine. Il a aussi promis que la Chine investirait dans le nouveau fond de 315 milliards d'euros lancé par le Président de la Commission Européenne JC Junker, et qu'elle achèterait des bons de la Banque d'Investissement Européenne.

 "Nous sommes prêts à travailler avec l'Europe afin de renforcer la coopération en matière d'investissements. La Chine est désireuse de participer au programme européen d'investissement pour l'Europe et de faire une avancée dans le domaine du développement d'infrastructures" a ajouté Li, "La Chine veut participer au plan de l'UE".


Tian Guoli, directeur de la Bank of China, s'inquiète : "Récemment la crise de la dette grecque et l'instabilité du taux de change de l'euro ont réveillé notre préoccupation" révèle-t-il dans une interview donnée au journal de langue anglaise China Daily. "Nous espérons sincèrement que l'euro ainsi que les marchés financiers européens vont se stabiliser". [...]

Pour Wang Chin, de Westlake Europe une compagnie de pièces détachées pour l'automobile : "Nous ne nous intéressons qu'aux conséquences. Politiquement cela n'a aucune importance que la Grèce reste ou non dans l'eurozone, mais pour nos affaires nous avons besoin d'un euro stable". [...]

Guo Taicheng, directeur du Shing Kee Group: la volatilité de l'euro "ralentira le commerce entre l'UE et la Chine".

Pour l'avocat Haibin Xue, présent lui-aussi au sommet UE-Chine, la Chine a un intérêt géopolitique à ce que l'euro soit fort, parce que de cette manière l'équilibre entre puissances se déplace davantage vers un monde multipolaire, qui s'oppose au monde unipolaire dirigé par les USA. Ainsi "La Chine aimerait que la zone euro soit forte et stable".

Source.

L'actuel gouvernement grec est un conglomérat étrange de communistes et de nationalistes dont le seul point commun est d'être des fantoches du Kremlin. Leur rôle est de déstabiliser voire de faire éclater la zone euro et l'UE au bénéfice de la Russie. Mais tout cela ne semble pas être du goût des Chinois qui voient là une atteinte directe à leurs intérêts commerciaux. Tout cela a au moins le mérite de démonter le mythe des BRICs et de la "lune de miel" entre la Chine et la Russie tant vantée par les médias russes. On voit aussi que les Chinois ne voient pas l'UE comme un outil des Américains pour établir je-ne-sais-quel Nouvel Ordre Mondial, mais au contraire comme un frein à leur hégémonie.


Les Inconnus - Articulation


mercredi 17 juin 2015

Un prince séoudien en visite à Moscou.

Le Prince héritier Mohammed Ben Salman se rendra mercredi en Russie pour une visite officielle.

Cette visite est une réponse à l'invitation faite par le gouvernement russe et conforme à la directive du roi Salman Ben Abdelaziz selon une déclaration du porte-parole de la Cour.

Le prince Mohammed s'entretiendra avec le Président Poutine et les plus hauts dignitaires russes.

Cette visite vise à renforcer encore davantage les relations bilatérales ainsi que la coopération dans divers domaines.

Les relations historiques entre les deux pays remontent à 1926, année où l'URSS devint la première nation à reconnaître le Royaume d'Arabie Séoudite. Depuis lors leurs relations ont connu une croissance remarquable.

En 1930, le consulat d'URSS à Jeddah devint une ambassade, rapporte la Saudi Press Agency. 

Source.

mardi 12 mai 2015

Interview de l"'illégal" Jack Barsky.

C'est lui que les Soviétiques avaient chargé d'espionner Brzezinsky dans les années 80, mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu...

(Les vidéos ne s'intègrent pas correctement dans la page, regarder directement sur le site de CBS)

samedi 4 avril 2015

Le KGB en France. (partie 1/4)

Pendant la majeure partie de la Guerre Froide, l'antenne parisienne du KGB comptait plus d'agents, habituellement un cinquantaine, que n'importe qu'elle autre antenne du KGB en Europe occidentale. Son accomplissement le plus remarquable sous la Quatrième République fut la pénétration de la communauté du renseignement français, particulièrement le SDECE, l'agence d'espionnage. Un liste incomplète d'un dossier du KGB de l'antenne parisienne comptait en 1953 parmi ces "agents précieux" quatre officiels du SDECE (noms de code NOSENKO, SHIROKOV, KORABLEV et DUBRAVIN) et un dans chaque service de sécurité intérieure à la DST (GORYACHEV) et aux RG (GIZ), mais aussi au Ministère des Affaires Etrangères (IZVEKOV), au ministère de la défense (LAVROV), au ministère de la marine (PIZHO), à l'Ambassade de Nouvelle Zélande (LONG) et dans la presse (ZHIGALOV). En 1954, 30% des rapports adressés au Centre (NdT : QG du KGB à Moscou) par l'antenne de Paris se basaient sur des informations provenant des agents infiltrés dans les services secrets français.

La pénétration soviétique en France durant la Guerre Froide débute à la fin de la Seconde de la Seconde Guerre Mondiale. Grâce au rôle clef joué par le Parti Communiste dans la Résistance et à la présence de Ministres communistes dans le gouvernement jusqu'en 1947, les quelques années qui ont suivies la Libération ont constitué un âge d'or pour le recrutement d'agents. Alors que les Britanniques et les Américains ne connaissaient probablement pas l'identité de la plupart des agents soviétiques présents en France, ils étaient parfaitement conscients de la faiblesse du renseignement français de l'après-guerre et c'est pour cette raison qu'ils ne partageaient leurs informations avec le SDECE et la DST qu'avec beaucoup de précaution. En 1948, une évaluation du British Joint Intelligence Committe (JIC), empreinte d'un certain complexe de supériorité ethnique, attribuait le succès des Soviétiques à des "défauts inhérents au caractère français" ainsi qu'à un attrait très répandu pour le Communisme. Les services soviétiques étaient donc capables, selon le JIC, d'exploiter : 

- le caractère volubile des Français qui les poussent de manière irrésistible à transmettre des "informations cruciales", quoiqu'ils le fassent en toute confidence.

- une absence de culture de la sécurité, cause d'une certaine négligence et de précautions insuffisantes pour protéger les documents classifiés.

- un déclin des valeurs morales en France, conjugué à des salaires extrêmement bas qui poussent les agents à "vendre" des informations.

Mais la confiance du JIC dans la supériorité britannique fut quelque peu ébranlée quelques années plus tard lors de la défection de Burgess et McLean, du rappel de Philby de Washington et de la suspicion d'espionnage qui s'abattit sur Blunt et Cairncross.

mardi 31 mars 2015

Kremlileaks. (MàJ)

Le groupe de hackers russes Anonymous International  vient de publier de nouveaux e-mails échangés par des dignitaires russes. Certains d'entre-eux nous informent sur les coulisses du "référendum" de Crimée, et en particulier sur les raisons qui pourraient avoir amené le FN à y envoyer un observateur : A Chauprade.

On est courageux au FN mais pas téméraire... Personne n'était au courant, personne n'a rien vu et on rejette la responsabilité sur le seul Chauprade. Mains propres têtes qu'ils disaient... Et dire que cette bande de clowns tristes a toutes les chances d'accéder au pouvoir en 2017.
Joint par Mediapart, le trésorier du FN Wallerand de Saint-Just, qui avait signé le prêt de 9 millions d’euros, explique qu’il n’est « pas du tout au courant de ce qui s’est passé en amont [de la signature] ». « Je ne sais pas qui est M. Prokopenko. Je n’ai rien à voir avec les positions internationales de Marine Le Pen. Je n’ai vu que les techniciens de la banque. On m’a dit : “Tu vas voir ces techniciens, tu signes”. »

De son côté, l’intermédiaire Jean-Luc Schaffhauser affirme à Mediapart qu’« il n’y a pas eu d’interventions politiques ». S’il connaît Timur Prokopenko « parce qu’on m’a fait une fiche sur lui », il assure qu’en mars 2014, « on n’était pas en négociations » avec les Russes, « enfin pas moi en tout cas », précise-t-il. « Les négociations ont commencé en avril, après l’échec avec une banque d’Abou Dhabi (Émirats arabes unis – ndlr), qui devait nous prêter de l’argent. »

L’eurodéputé raconte par ailleurs avoir lui-même renoncé à se rendre en Crimée lors du référendum : « On m’avait invité aussi, Marine m’a dit : “Tu n’y vas pas”. Elle ne sentait pas le truc, elle m’a dit : “Imagine qu’il y ait un bain de sang“. J’ai obéi aux ordres. Aymeric [Chauprade] y est allé, à titre personnel. » Alors comment expliquer les échanges de textos des Russes ? « Je pense que c’est Aymeric qui s’est engagé », répond M. Schaffhauser. Sollicité, Aymeric Chauprade n’a pas donné suite.




La malédiction de Lee Kuan Yew.

Lee Kuan Yew, qui est mort lundi (23 mars) à l'âge de 91 ans, était devenu à la fin de sa vie plus qu'un simple mortel : c'était un mythe, une idée globale, un culte intellectuel bâti autour de l'idée que tous les autocrates ne seraient pas foncièrement mauvais ; qu'ils peuvent être aussi des rois-philosophes éclairés qui mènent leur pays à la prospérité sans les tracas de la démocratie libérale.

Aujourd'hui, c'est sans aucune ironie que les leaders des grands pays démocratiques se pressent pour faire l'éloge du feu leader singapourien. Le Président Obama salue en Lee "un vrai géant de l'Histoire", et ajoute qu'"un grand nombre de dirigeants actuels et des générations passées lui ont demandé conseil". David Cameron considère que l'action de Lee dans la transformation de Singapour d'un comptoir colonial en une économie moderne et prospère, est "l'un des plus beaux succès" des temps modernes,.

Pourtant depuis le début des années 2000 le "culte de Lee" fut un désastre absolu en Europe de l'Est, où l'exemple de l'autocrate singapourien a aidé à réhabiliter et à légitimer l'autoritarisme.

Vladimir Poutine est un grand admirateur de Lee auquel il a décerné le prestigieux "Ordre de l'Honneur". En Géorgie, Mikhail Saakashvili était comme envouté par le charisme de Lee, dont il distribuait les livres comme des Bibles. Le gouvernement ukrainien, lorsqu'il était dirigé par Yanoukovitch, le fantoche de Poutine, tentait de dissimuler sa nature cleptocratique en se comparant au modèle de Singapour. Aujourd'hui, le culte est si répandu que même le ministre russe qui dirige la Crimée affirme que Lee Kuan Yew est son mentor.

mardi 10 mars 2015

Ecran de fumée.

C'est à l'âge de 40 ans que cet ardent communiste fut nommé Ambassadeur d'URSS en Hongrie. C'est là que 2 ans plus tard Andropov allait se faire un nom en jouant un rôle clef dans la répression de l'insurrection hongroise. Pendant la révolution de 1956, Andropov gagna la réputation de savoir garder la tête froide dans les situations de crise. Il fut d'une grande utilité pour le Kremlin lorsqu'il répétait inlassablement à Imre Nagy, le leader hongrois, que les troupes soviétiques n'envahissaient pas son pays mais qu'au contraire elles étaient en train de se retirer. C'était un mensonge complet, mais Andropov fut si convaincant qu'alors même que les troupes russes lançaient leur assaut final pour écraser la rébellion, l'Ambassadeur persuadait Nagy que l'Armée Rouge était en route pour la Russie.
Spymaster: My Thirty-Two Years in Intelligence and Espionage Against the West  –  2009 – Oleg Kalugin (p 255)

Identification d'un agent d'influence pro-russe.

 A la suite d'une conversation avec @tarkan au sujet d'un projet sur les désinformateurs, je propose ici une liste des éléments de langage, des gimmicks, qui permettent d'identifier un agent d'influence russe :

- Évocation systématique de la pratique du judo par Poutine, qui est censée lui avoir conférer toutes les qualités du combattant samouraï.

- Poutine est un grand stratège, il a lu Sun-Tzu et Clauzewitz. Les Occidentaux ne sont pas en mesure de rivaliser avec sa science de l'art de la guerre.

- Poutine est un joueur d'échec, il a toujours un coup d'avance. Les Européens et les Américains sont incapables de décrypter sa stratégie tant elle est subtile et sophistiquée.

- Comparaison de la Russie à un ours en colère, avec une touche de servilité menaçante : "L'ours russe est fâché - Il ne fallait pas provoquer l'ours russe - Attention au coup de griffe de l'ours russe" etc ...
 
- La Russie est un titan économique indispensable à la survie des économies européennes. Sans la Russie c'est toute l'agriculture, l'industrie, la finance, l'immobilier, le tourisme européens qui risquent de s'effondrer.

- La Russie a des réserves de change qui lui permettent de faire face à ses dépenses et de payer ses dettes pour l'éternité.

- L'Europe se détourne de la Russie, tant pis pour elle, la Russie va opérer une réorientation à l'est où elle bénéficie déjà du soutien financier colossal de la Chine et des autres pays des BRICS.

- L'armée russe est invincible, elle pourrait s'emparer de toute l'Europe de l'est jusqu'à Berlin en 2 ou 3 jours, toute résistance serait futile.

- La Russie est une démocratie, Poutine a été élu démocratiquement, d'ailleurs sa cote de popularité est au plus haut. Est-ce qu'Obama et Hollande peuvent en dire autant ?

- Poutine est le champion des valeurs chrétiennes. La Russie est la seule à pouvoir régénérer les Européens décadents. Le peuple russe est le "peuple de la fin" à qui a été donné la mission divine et historique  de  ramener les Européens dans le droit chemin, de les sauver d'eux-mêmes en les arrachant à la "culture de mort" imposée par les USA et l'UE. 

- Poutine prépare sa conversion au catholicisme.

- Poutine est un patriote, à la différence de l'hyperclasse mondialisée américanisée qui sévit en Europe, il agit dans l'intérêt de son pays : Poutine est bon pour la Russie.

- La Russie est la seule à proposer un modèle économique alternatif, plus juste, plus humain, capable de libérer l'humanité de l'ultra-libéralisme destructeur imposé par les USA et l'UE.

- C'est la faute des Ukrainiens.

- Ne laissez pas les USA vous éloignez de la Russie, seule la paix avec la Russie peut ramener leur souveraineté aux pays européens.