vendredi 31 juillet 2015

Ali Mamlouk, chef des Services de sécurité syriens, rencontre le Prince saoudien Mohammad Bin Salman à l'instigation de Poutine.

Syrian National Security Bureau chief Ali Mamlouk has visited Riyadh for an unusual sit-down with Saudi deputy Crown Prince Mohammad Bin Salman, according to a report in a leading pro-Assad Lebanese newspaper.

Al-Akhbar reported Friday morning that Russian President Vladimir Putin brokered the sit-down between Mamlouk—who is one of Assad’s top advisors—and Prince Mohammad, who also serves as Saudi Arabia’s defense minister and is the son of King Salman.

Russia then proceeded to fly Mamlouk to Riyadh, where he held an ice-breaking meeting with Prince Mohammad in which the two agreed to keep the newly established channel of communication open.

According to the report, Mamlouk appealed for Saudi Arabia to change its policy on Syria, while the Saudi deputy crown prince voiced Saudi fears over Iran’s rising influence on the Assad regime.

The report in Al-Akhbar mirrored an account published last Thursday by As-Safir—another leading pro-Damascus Lebanese daily—which said that Russia was working to open talks between Riyadh and Damascus, with Mamlouk serving as an envoy.

Syrian regime and Saudi news outlets have made no mention of the reported meeting.

Lire la suite ici (pas le temps de traduire désolé)

Relire :  Un prince séoudien en visite à Moscou.

mardi 28 juillet 2015

Le système Poutine - Argent sale et effondrement de l’État

De l’argent sale en provenance de l’entreprise américaine Hewlett-Packard a aidé l’autocrate russe Vladimir Poutine à consolider son pouvoir, révèlent dans une enquête au long cours David Crawford et Marcus Bensmann, journalistes pour notre partenaire allemand CORRECT!V. La cour de justice régionale de Leipzig devrait bientôt statuer sur cette vaste affaire de corruption.

Les faits

  • En novembre 1999, Vladimir Poutine lance une procédure d’achat d’un réseau informatique pour les services du procureur général. Le fabricant américain Hewlett-Packard remporte le contrat, bien que son offre ne soit pas la moins chère. HP exprime sa reconnaissance en payant au moins 7,6 millions d’euros en pots-de-vin.
  • L’argent finit dans les poches de fonctionnaires russes, parmi lesquels on trouve des procureurs et des agents des services secrets. Depuis, aucun procureur général russe n’a lancé d’enquête sur Poutine.
  • Le contrat n’aurait pas été possible sans l’aide des Allemands : la transaction d’HP était couverte par une garantie d’exportation d’Euler Hermes, qui appartient au groupe allemand Allianz.
La cour de justice régionale de Leipzig devrait bientôt statuer sur une vaste affaire de corruption. Le ministère public accuse l’entreprise américaine Hewlett-Packard (HP) d’avoir payé au moins 7,6 millions d’euros de pots-de-vin à de hauts fonctionnaires russes, afin de protéger sa position dominante sur le marché russe.

En réalité, les documents révèlent un scandale bien plus important. C’est Vladimir Poutine lui-même qui a autorisé cette affaire. Les pots-de-vin d’HP lui ont permis d’acheter la loyauté de toute une bande de procureurs, l’aidant ainsi à prendre le contrôle de tout le système judiciaire russe.

Le scandale peut être résumé en une phrase : l’argent sale de l’entreprise américaine Hewlett-Packard a aidé l’autocrate russe Vladimir Poutine à asseoir son pouvoir.

Lire la suite ici.

vendredi 17 juillet 2015

Comment General Motors veut empêcher Peugeot et Renault de revenir en Iran.

La levée de l’embargo ravive l’appétit des constructeurs français. Ce qui déplaît fort aux Américains qui font tout pour leur mettre des bâtons dans les roues.

"Wait and see". Egale prudence chez Peugeot Citroën et Renault, qui brûlent de retrouver leurs positions perdues en Iran, où ils fournissaient, jusqu’en 2011, 40% du marché automobile. Les consommateurs veulent des voitures modernes. "Treizième producteur automobile en 2011, l’Iran a un potentiel considérable qui est sous-exploité, rappelle Patrick Blain, président de l’Organisation internationale des constructeurs automobiles. Les partenariats sont en place, il n’y a pas de raison de ne pas revenir, dès 2014, au chiffre de production 2011 d’1,6 million de véhicules et atteindre à terme les 2 millions."

Normalement, tout devrait rouler pour les Français, après la levée partielle de l’embargo, en contrepartie de l’accord conclu le 24 novembre à Genève avec le groupe des six (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Allemagne) qui limite les activités nucléaires de Téhéran. Mohammad Reza Nematzadeh, ministre de l’Industrie, a même souhaité "plus de coopération avec les compagnies étrangères", citant Peugeot et Renault, qui ont "une longue expérience de coopération avec l’Iran".

Mais tout n’est pas si simple: les Français font face à une forte offensive diplomatique américaine pour les sortir du jeu. S’il y a bien un pays où leur présence irrite au plus haut point les Etats-Unis, c’est l’Iran, longtemps leur chasse gardée : ils n’ont jamais accepté de se faire supplanter, après la révolution islamique, par des Français alors qualifiés "d’opportunistes". Ils n’ont pas oublié, non plus, que le partenariat entre Peugeot et Iran Khodro, qui a permis à la marque française de couvrir près de 30 % du marché, est un legs américain, trouvé dans la corbeille du rachat de Chrysler Europe, en 1978.

Rupture du jeûne du Ramadan à Moscou.


mercredi 1 juillet 2015

Le conglomérat sud-coréen Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering (DSME) n’est finalement ps candidat à une reprise des 66,7% des chantiers navals STX France.

Après avoir longtemps laissé entendre qu’il envisageait de prendre le contrôle des chantiers navals STX France, basés à Saint Nazaire et à Lorient, le conglomérat sud-coréen Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering (DSME) vient d’indiquer qu’il ne serait finalement pas candidat à une reprise des 66,7% de l’entreprise aujourd’hui détenus par la Korea Development Bank (KDB). L’Etat français, qui détient, lui, par le biais de Bpifrance, 33,4% de la société, va devoir aider à la recherche d’un autre acheteur potentiel dans ce dossier qui tarde à être solutionné. 

Pour justifier, hier, à l’occasion d’une conférence de presse, son refus d’engager son entreprise dans une nouvelle acquisition, Jung Sung-Leep, qui vient tout juste d’être nommé à la tête de DSME, le deuxième plus gros constructeur naval coréen, a indiqué que l’équilibre financier de son groupe n’était pas encore pleinement rétabli. “Il est trop tôt pour nous pour dépenser des ressources dans la construction de navires de croisière”, a expliqué le PDG. “Nous devons plutôt nous concentrer sur nos trois activités principales qui sont les navires de marchandises high-tech, les plateformes offshore ainsi que les sous-marins ou les autres types de bâtiments militaires”.
Ayant longtemps travaillé au sein de STX Europe, l’ancienne maison mère de STX France, qui a depuis été démantelée suite à la restructuration du conglomérat coréen STX, le PDG a dressé un tableau plutôt optimiste pour l’avenir des chantiers français. Il a ainsi rappelé que STX France était profitable. Après une période plus incertaine, les chantiers français ont reçu, depuis 2014, plusieurs grosses commandes. SMC fait ainsi construire par STX France deux paquebots de croisière. Et les opérateurs Royal Caribbean et American Celebrity viennent, eux aussi, de commander des navires au constructeur.
Ayant longtemps semblé privilégier une solution entre acteurs coréens, la KDB qui a besoin, pour des raisons financières, de céder ses parts dans STX France va devoir reprendre sa recherche d’un repreneur avec les banques d’affaires qui portent le dossier de reprise. D’autres candidats, notamment les chantiers italiens de Fincantieri avaient, un temps, été évoqués par la presse économique coréenne mais ils ne semblaient pas être en mesure de faire l’unanimité chez tous les actionnaires et partenaires de STX France.