mercredi 26 août 2015

Pour en finir avec le Mistral.

Il y a près d'un mois la France résiliait le contrat signé avec la Russie et portant sur la livraison de deux bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral. Il est à noter que la France a obtenu la propriété pleine et entière des deux navires, ce qui permet de les modifier et de les revendre à sa guise. En revanche, immédiatement après cette annonce, des torrents de désinformations se sont déversés par les canaux habituels, répandant les rumeurs les plus fantaisistes quant aux coûts de cette aventure pour le contribuable français et à la réputation de l'industrie français.

Je ne reviendrai pas sur les montants qui ont été avancé, ceux des séides du Kremlin sont largement surévalués (M Lepen avait bien repris sans sourciller la somme exorbitante de 10 milliards d'euros), ceux avancés par les opposants sont peut-être sous-évalués, quoique plus proches de la réalité. La France va rembourser 950 millions d'euros, dont 893 seront payés par la compagnie d'assurance COFACE, soit un montant de 50 à 60 millions d'euros à payer par l'Etat. Il est fantaisiste de penser que l'entretien et les modifications apportées aux navires avant une "revente" atteignent les 1 milliards d'euros avancés par T Mariani ou M Lepen. De toute façon, le bilan ne pourra être fait qu'une fois que les navires auront été vendus ; plusieurs pays sont intéressés : l'Arabie Saoudite, l'Egypte, le Canada et même la Malaisie (qui veut remplacer ses Mig29 jugés peu fiables par des Rafales) et où s'est rendu JY Ledrian, et l'Inde ou il se rend pour finaliser le contrat de vente des 36 Rafales.

Dans un premier temps, je vais démonter la rumeur qui veut que la décision de l'Inde de renoncer à l'achat des 126 rafales soit une conséquence du refus de la France de livrer les Mistrals et par conséquent un échec cuisant pour les Français. J'avais d'ailleurs déjà longuement analysé et démonté (du moins je l'espère) l'entreprise de désinformation organisée par les Russes qui visait à faire accroire que la vente des avions à l'Inde était conditionné à la livraison des navires.

Ensuite, j'essaierai d'identifier certaines des raisons qui ont pu pousser la France à renoncer à la livraison. Puis je me hasarderai à quelques spéculations sur le double-jeu que les USA ont pu jouer dans cette affaire et, ce qui peut sembler paradoxal de prime abord, sur les bénéfices qu'ils auraient pu tirer de la livraison de ces navires à la Russie et plus généralement d'un rapprochement franco-russe.

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L'annulation du contrat "Mother of All Defense Deals" de 126 avions Rafale serait due à une perte de confiance des Indiens envers la France à la suite de l'annulation de la vente du Mistral.

Après avoir remporté en 2012 le contrat medium multi-role combat aircraft (MMRCA), les Français commencèrent les négociations avec les Indiens. Ceux-ci voulaient acquérir la technologie et faire construire 108 avions en Inde (et seulement 18 en France), mais la responsabilité de la fabrication incombait à Dassault qui doutait de la capacité des Indiens à les construire eux-mêmes. Ce fut la pierre d'achoppement entre les deux partis qui fit que les négociations durèrent aussi longtemps. Les Indiens comptaient jouer sur le fait que Dassault, qui n'avait encore jamais vendu son avion de combat, cherchait désespérément un premier contrat. De leur côté, les Français, tablaient sur l'impérieuse nécessité pour les Indiens de renouveler une flotte vieillissante face à la menace croissante de la Chine et du Pakistan.




L'annulation du contrat par les Indiens loin d'être un échec français est au contraire une grande victoire. Selon le nouveau contrat, 36 avions seront livrés qui seront tous fabriqués en France. L'armée de l'air indienne a même tenté de faire pression sur le gouvernement pour l'acquisition de 20 avions supplémentaires, mais ce dernier a refusé à cause des contraintes budgétaires. Pour le journaliste Ajai Shukla, du journal indien Business Standard

"Les Français ont été récompensé pour leur obstination. Ils ont obtenu exactement ce qu'ils voulaient : une commande d'avions complètement assemblés sans aucun transfert de technologie."

Le contrat signé en février 2015 avec l'Egypte portant sur la livraison de 24 Rafales a certainement été un atout de poids pour les Français qui leur aura permis de négocier à la hausse le prix à l'unité. L'accord définitif devrait être signé dans les jours qui viennent.

Pour autant la collaboration entre la France et l'Inde n'en est pas affectée. Dassault a même annoncé qu'il envisageait d'installer en Inde des chaînes de production de ses avions Falcon, et peut-être même, dans un avenir plus lointain, du Rafale. La société française s'est dite très enthousiaste à l'idée de participer au projet "Make in India". Et honnêtement, si l'Inde avait vraiment dénoncé ce contrat pour les raisons avancées par les désinformateurs, pourquoi alors achète-t-elle tout de même ces mêmes avions à la France et pour un montant supérieur ??? ...

Puisque nous y sommes, battons aussi en brèche les sornettes qui voudraient que l'Inde se rapproche d'un axe Russie-Chine. L'Inde vient de signer un accord de coopération militaire de 10 ans avec les USA qui sont devenus l'année dernière leur premier fournisseur de matériel militaire devant la Russie. L'Inde a en effet amorcé depuis une dizaine d'année une diversification des ses fournisseurs d'armement en se tournant vers Israel, la France et les USA, après avoir rencontré de nombreux problèmes avec les Russes (surfacturation de pièces détachées, non respect des délais). Je ne reviendrai pas sur la triste mésaventure du porte-avion que les Indiens avaient commandé à la Russie (lire ici), mésaventure qui les poussent aujourd'hui à développer leur prochain porte-avion en collaboration avec les USA.

Dans le même temps, les USA annoncent qu'ils pourraient suspendre leur soutien financier à l'armée du Pakistan, ennemi juré de l'Inde. C'est le moment qu'a choisi la Chine pour investir 46 milliards de dollars au Pakistan pour la création d'un "Couloir Economique" garantissant à la Chine un accès direct à l'Océan Indien. La Russie quant à elle, a levé l'an dernier l'embargo sur la vente d'armes au Pakistan, et s'apprête à lui vendre des hélicoptères de combat.


En ce qui concerne les ventes d'armes de la France elles ne sont jamais aussi bien portées : + 18% en 2014, soit le meilleur résultat depuis quinze ans. La France en profite même pour reprendre à l'Allemagne et au Royaume Uni la troisième place des meilleurs ventes d'armes derrière les USA et la Russie. L'année 2015 est celle qui aura vu les premières ventes de Rafale, 48 en tout. La Malaisie et les Émirats Arabes Unis ont annoncé qu'ils étaient eux aussi intéressés par l'achat de Rafales. Le nombre et la soudaineté des commandes font que Dassault va être dans l'obligation d'augmenter ses capacités de production.

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Le refus de livrer serait le fruit d'une soumission à un diktat américain ?

On veut aussi que seuls USA aient exercé des pressions sur la France pour l'empêcher de livrer. C'est faux. Outre la Pologne qui est en est l'opposant le plus virulent, de nombreux pays qui sont sous la menace directe de la Russie et font l'objet de menaces directes, comme l'Estonie et la Lituanie, mais aussi la Finlande et la Suède, ainsi que le Danemark, dénoncent aussi à cette livraison. 

Il est vrai que ces pays sont victimes d'un harcèlement constant de la part de la Russie, que ce soit dans les airs ou sous la mer. Le Japon et Le Canada s'y sont également opposés de manière virulente à tel point que les Canadiens ont même proposé de l'acquérir.

Le Ministre de la Défense japonais Itsunori Onodera exprimait la grande inquiétude du Japon face à cette éventualité et par les conséquences que le déploiement de tels bâtiments aurait sur la sécurité en Asie du Sud-Est :

 " Grande inquiétude signifie que nous voulons qu'ils [les Français] mettent un terme au contrat. [...] Si ce navire est déployé à [Vladivostok] cela serait quelque chose qui causerait une grande inquiétude au monde entier".

Mais ces pays ont aussi en commun d'avoir lancé récemment de grands programmes de réarmement et sont donc des clients potentiels pour la France.

La Suède et la Finlande ont décidé d'augmenter leur budget de la défense à la suite de l'invasion russe en Ukraine et des constantes provocations de l'aviation et de la marine russe dans leur espace aérien et leurs eaux territoriales.

En avril 2014, le Japon décidait de modifier sa politique d'exportation d'armement, et se prépare à signer une nouvelle série de contrat pour renforcer ses forces armées en conséquence des tensions avec la Chine. La France pourrait profiter de ce changement de politique : elle vient de signer un mémorandum avec le Japon visant à étendre la coopération entre les deux pays en matière de défense.

Le Canada a l'intention de rééquiper complètement sa Marine, et projette pour cela d'acquérir près de 150 nouveaux bâtiments pour un montant total avoisinant les 50 milliards de dollars. Tous les industriels de ce secteur lorgnent les contrats juteux qu'ils pourraient signer. Les Français ne sont pas en reste, et c'est la DCNS elle-même, en la personne de son PDG Patrice Boissier, qui lors d'une visite au Canada en avril 2014 a manifesté son désir de s'implanter au Canada. La participation de la France à ce grand programme de réarmement fut aussi l'un des sujets principaux abordés par F Hollande lors de sa visite au Canada. Il demanda à ce que les Canadiens achètent des armes à la France plutôt qu'aux Américains. "Nous demandons à être traités sur un pied d'égalité" disait un industriel français, "mais nous craignons que cela ne se produise pas".

La Russie mène justement une politique expansionniste perçue comme agressive par le Japon et le Canada.

Le 22 août dernier, la Russie annonçait par décret qu'elle s'appropriait 50.000 km2 dans une région de la mer d'Okhotsk riche en hydrocarbures. Le même jour le Premier Ministre Russe Dimitri Medvedev débarquait sur les Iles Kouriles pour une visite officielle. Cet archipel a été envahi pas les Soviétiques au moment de la défaite du Japon lors de la Deuxième Guerre Mondiale. Il est depuis l'objet d'un contentieux entre les deux pays qui n'ont jamais signé de traité de paix. Cette attitude de la Russie a provoqué la colère du gouvernement japonais, le Ministre des Affaires étrangères japonais a convoqué l'Ambassadeur de Russie pour le lui faire savoir et il a aussi annulé une visite officielle prévue en Russie en septembre.  En réponse aux protestations japonaises, le Ministre de la Défense Dimitri Rogozine ne trouva rien de mieux à faire que de déclarer que les Japonais devraient se faire hara-kiri et se calmer, car ils ne savaient que faire du bruit.

Dans le même temps, la Russie organise des exercices navals de grande ampleur avec la Chine, avec diverses simulations de débarquement. Les BPC sont exactement le type de bâtiment qui aurait pris part à ces exercices, ils sont avant tout des centres de commandement flottants, les Japonais en aurait à n'en pas douter pris ombrage.

La Russie a aussi entrepris d'étendre son influence dans l'Arctique, où Elle a récemment revendiqué 1,2 millions de km2 devant l'ONU. Cela n'est pas sans provoquer l'inquiétude de ses voisins nordiques et notamment du Canada qui entend préserver sa souveraineté, comme l'a déclaré le Ministre des Affaires Etrangères John Baird

"Nous sommes très inquiets, mais nous sommes déterminés à promouvoir et à défendre la souveraineté du Canada dans l'Arctique [...] C'est une priorité stratégique pour nous. En ce qui concerne la militarisation, nous préférerions une désescalade, mais il est primordial que nous protégions et que nous fassions avancer la souveraineté canadienne. [...] [Depuis que] le Président Poutine est au pouvoir [on a constaté] une augmentation de l'agressivité de son gouvernement envers ses voisins ainsi que celle de son armée, et je pense que c'est une chose qui ne doit pas laisser de nous inquiéter."  
La Russie prévoit de construire en Arctique 13 nouveaux aérodromes et 10 nouvelles stations radars. Le Canada, en plus d'exercices militaires réguliers permettant de manifester sa souveraineté, a entamé la construction d'une base navale au Nunavut qui sera achevée en 2017 et permettra d'assurer le soutien logistique à la présence canadienne dans l'Arctique.

La Russie a lancé le 24 août dernier des grandes manœuvres militaires dans le nord de la Sibérie qui seront suivies en mai prochain d'exercices similaires. Une nouvelle fois, remarquons que les BPC, conçus pour évoluer dans les régions arctiques, auraient certainement participé à ces exercices et plus généralement auraient joué un rôle prépondérant dans cet expansionnisme russe. 

Tout cela pour dire que l'on ne peut pas espérer des Japonais ou des Canadiens qu'ils ouvrent à la France leur marché de l'armement et dans le même temps armer la Russie qui nuit directement à leurs intérêts. C'est peut être ce choix qu'a fait la France en refusant de livrer, un choix à plus long terme. En effet, l'alliance avec la Russie n'offre pas de perspective d'avenir : en plein effondrement économique, délaissée par la Chine et l'Iran qu'elle présente pourtant comme des alliés indéfectibles, elle se destine à un rôle de fournisseur de matière première et de sous-traitant militaire pour ces deux pays (livraison des S400 et de Su35 à la Chine à par la Russie qui s'en abstenait pourtant jusqu'alors pour cause de vol de technologie : lire ici un article de P Migault, peu suspect de "russophobie", à ce sujet).


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Spéculations quant au double jeu qu'ont pu jouer les USA dans toute cette affaire.

Les USA sont en concurrence directe avec la France sur le marché de l'armement, et tout particulièrement dans les pays sus-mentionnés. Dans le cas du Canada et du Japon, la France espère pourvoir leur prendre des parts de marché, ce qui ne doit guère les enchanter. Ils ont donc tout intérêt à ce que la réputation de la France soit ternie auprès de ces pays qui sont sous la menace de plus en plus concrète de la Russie. L'annexion de la Crimée et la guerre contre l'Ukraine au Donbass apporte la preuve que la Russie est prête à utiliser des moyens militaires pour arriver à ses fins.

Ainsi, aussi paradoxal que cela puisse paraître, les Américains auraient été les principaux bénéficiaires de la livraison de ces navires. Ils auraient disposé de tous les arguments nécessaires pour dissuader les Canadiens ou les Japonais de s'engager davantage avec les Français. A bien y regarder, l'attitude des USA tout au long cette "crise" a été d'une maladresse suspecte. Connaissant très bien le fort sentiment anti-américain de l'opinion française, ils ont multiplié les déclarations pressant la France de ne pas livrer, donnant ainsi du grain à moudre à la propagande russe et mettant une pression inutile sur le gouvernement français. Je peux me tromper mais j'ai tout de même l'impression que c'est à ce petit jeu qu'ils se sont amusé à jouer.

L'autre moyen d'influence dont disposent les Américains est l'émergence en France de partis ouvertement pro-russes, voire directement financés par la Russie, et plus généralement de la progression du sentiment pro-russe dans une large part de la classe politique française que ce soit pour des raisons idéologiques ou bassement pécuniaires. Ils peuvent ainsi arguer du fait qu'une collaboration à long terme avec les Français serait hasardeuse et qu'il vaudrait mieux pour eux limiter un engagement auprès de la France, puisqu'elle est un allié peu fiable contrairement à eux.

Dernier point, la politique expansionniste de la Russie génère chez ses voisins une demande en matière de sécurité. Le gouvernement polonais se plaignait dernièrement du manque de réaction de l'OTAN et demandait que davantage de troupes soient stationnées en Pologne et dans les pays baltes. La France et l'Allemagne, qui sont censés être les deux pays garant de la sécurité européenne, n'ont pas manifesté de volonté d'assister ces pays et laissent le champs libre au Américains. Pour l'instant les USA y ont répondu de manière progressive en ramenant des unités blindés et plus récemment ses avions furtifs F22.

Notons au passage les effets contre-productifs de la politique russe qui justifie son expansionnisme en le présentant comme une réaction à l'impérialisme américain alors que les troupes américaines en Europe n'avaient jamais été aussi peu nombreuses qu'avant l'annexion de la Crimée et que leur nombre aurait continué de diminuer. La Russie donne ainsi des arguments aux partisans du renforcement du budget militaire américain, et d'un retour massif de leurs troupes en Europe. Son soutien aux partis souverainistes opposés à la construction européenne rend encore plus difficile la mise en place d'une défense européenne et nous rend donc encore plus dépendants des USA, à la grande satisfaction de ces derniers, n'en doutons pas.

Une vrai réaffirmation de la souveraineté de la France et une manifestation tangible d'une volonté de puissance retrouvée aurait été de répondre à cette demande de sécurité des pays de l'Est en anticipant le redéploiement des troupes américaines. Les intérêts de la Russie ne sont pas les nôtres, ce n'est pas en aidant la Russie à reconstituer sa zone d'influence aux dépens de l'indépendance d'autres nations  que la France retrouvera son rang. S'opposer aux menées russes ne signifie aucunement faire le jeu des USA, bien au contraire.

(à lire : U.S. Military Presence in Central and Eastern Europe: Consequences for NATO Strategic Adaptation, Deterrence and Allied Solidarity) 

14 commentaires:

  1. Robert Marchenoir26 août 2015 à 20:31

    Travail magistral et ô combien nécessaire, article de référence.

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  2. En effet : fantastique travail ! Bien construit et bien argumenté. Si j'étais éditeur, je vous proposerais d'écrire un livre ;) .
    Quand on voit que des nuls sans aucune compétence particulière vendent leur bouquin de propagande poutinienne... et qu'ils le vendent (avec un relatif succès) sur le site de la multinationale américaine "Amazon" , ça laisse songeur.

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  3. A mon avis, le meilleur article sur le véritable coût de l'annulation de la vente des Mistral :

    http://www.iris-france.org/62358-lannulation-du-contrat-mistral-le-choix-de-la-raison/

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  4. Symmaque, à force de détruire la propagande russe, vous n'allez rien nous laisser! ;)

    Par ailleurs, voici un texte de l'IRIS, pourtant présidé par le très russophile Boniface qui va dans le même sens:

    http://www.iris-france.org/62358-lannulation-du-contrat-mistral-le-choix-de-la-raison/


    On voit ici que les chiffres fantaisistes et le sensationnalisme du Canard Enchainé sont vraiment destiné à vendre du papier... Papier dont l'usage est à votre discrétion... ;)

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    1. héhé, merci Takan ! Ce n'est pas grand chose, une bouteille dans l'océan internet. Quand on voit que de pareilles conneries sur un site ayant une audience, avec près de 400 retweets : http://www.bvoltaire.fr/florisdebonneville/rafale-de-hollande-etaient-mirages,197819

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  5. C'est une analyse pertinente et bien argumentée qui démonte proprement tous les mythes créés par la propagande russe autour des Mistral. Ce texte mériterai d'être publié dans un "grand journal". Si cela vous tente, on peut essayer d'en contacter quelques uns? L'Obs a bien publié un des mes papiers recemment qui etait bien moins complet que celui-ci...

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    1. Merci pour la proposition, mais je préfère que l'article ne se retrouve pas dans la presse "main-stream". Utilisez-le et diffusez-le sur net, je pense que cela sera plus efficace.

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  6. Je n'ai rien à ajouter aux commentaire de Dimitri Halby qui a fait un immense travail de recherche sur le contrat Mistral et est vraiment à même de se prononcer sur la qualité de votre article.
    http://nomistralsforputin.com
    Ah, si, j'ai quelque chose à ajouter. Je regrette, et ne suis probablement pas le seul, de ne pas vous connaitre. J'aimerais, de plus, que vous nous teniez informés de vos production afin de ne rien en rater.
    Ceux qui le souhaite peuvent aussi joindre notre page Facebook.
    https://www.facebook.com/NoMistralsForPutin?fref=ts
    Bien cordialement

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    1. Merci pour votre commentaire M Grua. Bravo pour votre engagement contre la vente des Mistral à la Russie. On n'est jamais trop nombreux pour lutter contre la machine de désinformation poutinienne.

      On peut me suivre sur twitter : @Symmaque

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  7. En fait la principale erreur de ce dossier a été d'accepter de signer ce contrat de construction avec la Russie...........................Pour le reste et pour le coût final et in fine pour l'assurance COFACE celle-ci est garantie par l'état Français il n'est donc pas si ridicule de soutenir que c'est le contribuable qui supporte le risque. Article intéressant sinon !

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    1. La majeure partie "du coût final in fine" sera pour le contribuable du ou des pays auxquels la France vendra ces deux rafiots...

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    2. Rappelons également que la Coface est détenu en majorité par Natexis...

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