vendredi 9 octobre 2015

"Poutine le chiite"

L'une des grandes forces de la propagande russe est d'utiliser les dissensions qui règnent au sein d'une nation à son bénéfice (voir Yuri Bezmenov). Pour cela la Russie doit, par le biais de ses agents d'influence, se présenter comme étant le seul recours, la seule alternative, l'unique solution aux maux dont souffrent les peuples ; quitte pour cela à faire de grands écarts idéologiques, politiques et religieux. Ainsi, Vladimir Poutine, véritable Protée, homme aux 1000 biographies différentes, réussit le tour de force d'être à la fois défenseur du souverainisme en France et des séparatismes catalans, écossais ou vénitiens (?) ; défenseur des valeurs familiales traditionnelles tout en n'hésitant pas à s'allier au parti d'extrême gauche ultra-progressite Syrisa en Grèce ; il est à la fois un moderne Godefroy de Bouillon en Occident et "Poutine le Chiite" au Moyen-Orient.


La campagne de la Russie en Syrie dope la popularité de Vladimir Poutine en Irak, où certains espèrent qu'il interviendra aussi bientôt dans leur pays pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI).

Mettant les dernières touches à un portrait de Poutine, le peintre Mohammed Karim Nihaya est l'un de ceux qui attendait "que la Russie s'engage dans la lutte contre Daech" (acronyme arabe de l'EI).

Car, affirme-t-il, "les Russes obtiennent des résultats". Alors que "les Etats-Unis et leurs alliés eux bombardent depuis un an sans parvenir à quoi que ce soit", ajoute le peintre, assis dans son atelier du centre de Bagdad.

Comme lui, de nombreux Irakiens suivent de près l'évolution du conflit dans la Syrie voisine, où l'EI a conquis de vastes pans de territoire et proclamé un califat à cheval sur l'Irak.


Depuis, la coalition antijihadiste conduite par les Etats-Unis a aidé les forces irakiennes à reconquérir une partie du terrain perdu à l'EI mais sa campagne a aussi connu des revers.

Pour changer vraiment la donne, certains, surtout au sein de la majorité chiite, ne voient que la solution russe, même si, selon les Occidentaux, seule une fraction des raids russes sur la Syrie ont pu viser l'EI.

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Photo affichée dans un quartier chiite de Beyrouth, décrivant Poutine comme un homme ne s'inclinant que pour Allah !

"Nous ne voulons pas de la coalition internationale. Nous voulons seulement la Russie, et nous égorgerons un mouton" si elle s'engage en Irak, annonce Mohammed, un jeune chômeur.

Ces Irakiens voient Moscou --qui a fermement soutenu Damas et Téhéran ces dernières années-- comme un allié plus naturel que les Etats-Unis, qui ont occupé leur pays pendant huit ans.

- 'Poutinemania' -

dimanche 4 octobre 2015

Assad au moins il protège les Chrétiens !





Chrétien d'Irak tué par des islamistes chiites soutenus par l'Iran et la Russie pour ne pas avoir respecté la Chariaa. Tout aussi fanatiques et violents que leurs alter ego sunnites, les médias les désignent par l'euphémisme "milices chiites".

jeudi 1 octobre 2015

Poutine: de victoire en catastrophe

Selon l’analyste politique Andreï Piontkovski, après sa visite aux États-Unis, son discours à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies et sa rencontre avec Obama, le triomphe de Poutine est à court terme. Sur le plan stratégique, il a essuyé un échec, non seulement en Ukraine, mais aussi au Moyen-Orient où l’intensification des combats pourrait dégénérer en catastrophes à grande échelle. L’« élite » russe a applaudi les percées momentanées du Chef. Mais elle pourrait être rapidement déçue par cette « victoire ».


Traduit par Elisa Espouy.