mardi 13 septembre 2016

Interview de Stanislav Levchenko, ancien officier du KGB.

Vous avez dirigé des journalistes au Japon. Comment les avez-vous recruté ? Quels types de journalistes cherchiez-vous afin de mener des mesures actives ?

Tout d'abord, le recrutement est un processus très long et compliqué. Il faut de deux à quatre ans pour achever un recrutement et avoir un agent qui travaille pour vous. Pour réussir cela, il vous faut utiliser tous les outils dont dispose notre profession. Nous effectuons au préalable une vérification complète des antécédents de la cible afin de définir l'angle d'attaque pour le recrutement. Un officier du KGB se focalise généralement sur deux types de journalistes. Le premier type est le journaliste spécialisé dans un domaine et qui détient des informations sensibles et est en contact avec les individus occupant des postes clés.

Stanislav Levchenko
Quels types de spécialistes le KGB recherche-t-il ?

Ceux qui ont développé une expertise dans les divers aspects de la vie politique, économique ou dans les affaires militaires. Je me concentrais sur les spécialistes de la politique. Un tel agent peut être utile de différentes manières. Il peut écrire des articles bien-sûr, qui défendent le point de vue et les objectifs de l'URSS sur un sujet particulier. De plus il peut vous donner accès à des informations sensibles qu'il aura collectées pour vous. Enfin, parce qu'il est un spécialiste, il est susceptible de connaître et d'interagir avec d'autres membres de l'élite. Vous pouvez demander à votre agent d'influence de mener divers opérations d'influence contre ces individus. Quatre des agents dont je m'occupais au Japon étaient d'éminents journalistes. Ils avaient des contacts à haut niveau au sein du Parti Socialiste et du Parti Libéral Démocrate et parmi des officiels du gouvernement, y compris des membres du Cabinet du Japon. Le journaliste me fournissait des informations secrètes ainsi que des documents. Je leur ai aussi fait mener plusieurs opérations d'influence contre des membres du gouvernement.

Quelle était la seconde catégorie de journalistes que vous recrutiez ?

lundi 12 septembre 2016

Is China Deliberately Trying To De-Rail The Russia/Saudi Oil Deal?

China, the world’s largest oil consumer, has been increasing oil imports and feasting on the low crude oil prices. Could Russia and Saudi Arabia’s plan to stabilize crude oil prices cut into China’s oil hoarding plans?

Chinese oil imports have increased to 32.85 million tons in August, the second highest figure after the record 33.19 million tons import figures of December 2015. It’s a 7 percent increase over the same period last year, and a 6 percent increase over July. Currently, the Asian giant imports 66 percent of its crude oil requirements.

“Chinese oil majors are no longer under orders to increase domestic production, as they were doing so at a loss,” said Adam Ritchie, executive general manager for supply at Caltex Australia Ltd. “China’s change to let economics decide between imports and domestic production is a big change,” reports Bloomberg.

Russia and Saudi Arabia, the two largest suppliers, have been battling it out to increase their market share in China. While Russia has increased its market share in China from 12.6 percent last year to 13.6 percent this year, Saudi’s have seen their share dip from 15.1 percent to 14 percent during the same period.

“There’s a market-share battle going on mainly among the Middle East producers and Russia,” Olivier Jakob, managing director of Petromatrix, said by phone from Zug, Switzerland. “Rivals are making a big push into China,” reports Bloomberg.

An agreement between both the competing producer nations reduces the bargaining power of the Chinese refiners, who had started to choose the spot sales offered by Russia against the long-term contracts policy of Saudi Arabia.

Nevertheless, the Chinese can breathe easy, because like many other experts globally, even the Chinese analysts are not confident that the deal between Saudi Arabia and Russia will result in any substantive action.

"It will be very difficult to implement this agreement, as the volume for each exporter country is different. Many countries - producers of oil and gas rely on exports, so they are unlikely to agree to the terms of the agreement," a senior consultant for Sinopec Yang Qixisaid.