samedi 28 janvier 2017

Après la chute du mur, le KGB a mis ses locaux et ses moyens de communications au service de terroristes.

Flynn évoque ici les liens qui existent entre les groupes terroristes islamiques, le crime organisé et certains acteurs étatiques. Il a auparavant exposé le cas du Hezbollah et des cartels de la drogue sud-américains.

Comme c'est souvent le cas quand on regarde le champ de bataille, j'ai aussi trouvé un lien avec la Russie. Quand l'Empire Soviétique s'est effondré, un grand nombre d'officiers du KGB se sont retrouvés sans emploi et donc sans source de revenu. Ils ne pouvaient que bien s'entendre avec les réseaux terroristes : ils n'avaient aucun problème d'ordre moral pour collaborer avec des organisations anti-américaines violentes (ils l'avaient fait pendant des décennies). Au bout de quelques années, de nombreuses planques du KGB, les bâtiments de leurs QG locaux, leurs systèmes de communication sécurisés furent mis à disposition des groupes terroristes.

La participation d'anciens officiers du KGB augmenta considérablement le professionnalisme de ces réseaux de terroristes et de criminels, mais j'en savais long sur les individus qui étaient impliqués, et je savais que nous avions nos propres professionnels capables de suivre les flux d'argent ainsi que les mouvements des armes, de la drogue et des femmes captives. Je n'irai pas jusqu'à dire que l'implication du KGB nous a aidé à reconstituer les réseaux de l'ennemi, mais elle nous a ouvert une fenêtre sur leur monde et nous a aussi donné de nombreuses possibilités que nous devrions à présent exploiter plus énergiquement.

in "The Field of Fight", Michael T Flynn, 2016.

vendredi 13 janvier 2017

L'Alliance Ennemie.

La guerre est déclarée. Nous faisons face à une coalition qui s'étend de la Corée du Nord et de la Chine jusqu'à la Russie, l'Iran, la Syrie, Cuba, la Bolivie, le Vénézuela et le Nicaragua. Nous sommes attaqués non seulement par des états-nations directement, mais aussi par Al-Qaida, le Hezbollah, l'EI et d'innombrables autres groupes terroristes. [...]

Cette alliance peut surprendre beaucoup de monde. En surface elle semble incohérente. Comment un régime communiste comme la Corée du Nord peut-il s'accommoder avec un régime islamiste comme l'Iran ? Et la Russie de Vladimir Poutine ? Elle n'est certainement pas djihadiste, en effet la Russie a beaucoup à craindre des groupes islamistes radicaux au Sud, et les Russes ont eu la main très lourde avec les Islamistes radicaux en Tchétchénie par exemple.

Mais l'armée de l'air russe et les fantassins iraniens se battent côte à côte en Syrie. L'antipathie du Kremlin envers l'Islam radical ne l'empêche pas de construire tous les réacteurs nucléaires iraniens, et le régime communiste de Pyongyang n'hésite pas à coopérer avec Téhéran dans le domaine des armes nucléaires, des missiles, du pétrole et des tunnels. [...]

[...] l'Iran a financé le terrorisme partout dans le monde et n'a jamais cessé d'attaquer les USA en paroles et en actes. Pendant des années, le Département d'Etat a déclaré que la République Islamique était le principal soutien du terrorisme international, et pour des bonnes raisons. Les Iraniens ont créé l'Organisation du Jihad Islamique, et le Hezbollah, cette grande armée terroriste basée au Liban et maintenant en Syrie.

De plus, l'Iran a aussi soutenu Al Qaida, ce qui surprend beaucoup de monde vu qu'il s'agit d'une organisation sunnite. [...] Les liens entre l'Iran et Al Qaida sont un fait bien établi depuis l'automne 1998, quand le gouvernement américain a inculpé l'organisation et son leader Osama Ben Laden : "Al Qaeda a forgé des alliances avec le Front Islamique National au Soudan et avec le gouvernement iranien et avec le groupe terroriste qui lui est associé : le Hezbollah, dans le but de travailler ensemble contre leurs ennemis communs en Occident, en particulier les USA". [...]

[Sur l'alliance Russie-Iran]